« Raids sur Gaza : non toutes les mesures ne sont pas bonnes à prendre pour protéger sa population et non les raids aériens non ciblés ne protègent pas du terrorisme à long terme » Communiqué d’EELV ( Europe Ecologie Les Verts )

COMMUNIQUÉ

« Le Président de la République française a témoigné son entière solidarité envers Benyamin Netanyahou et apporté son soutien à la politique de représailles menée par Israël, laquelle frappe aveuglément les populations civiles palestiniennes. EELV s’oppose à ce point de vue qui justifie par avance toutes les opérations militaires (raids aériens et attaques terrestres), particulièrement sur la bande de Gaza, au motif de prévenir le terrorisme.

La violence armée ne saurait être une réponse efficace. Les morts civiles sont autant d’obstacles à la poursuite de l’objectif de paix au Proche Orient. EELV appelle à la cessation des combats, à la mise en place d’un cordon humanitaire sur Gaza et estime indispensable et urgente une action volontariste de l’Europe et de la France en ce sens. Il est de la responsabilité de la communauté internationale de faire cesser l’escalade meurtrière.

EELV rappelle sa solidarité sans faille avec les populations civiles menacées et son soutien résolu à tous les acteurs qui œuvrent pour la paix. »

Europe Ecologie Les Verts

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« Vote de la France contre une résolution de l’’ONU pour le respect des droits de l’’homme face aux multinationales: une décision qui n’’honore pas notre pays » Communiqué d’EELV ( Groupe du Sénat )

Unknown

Vote de la France contre une résolution de l’’ONU pour le respect des droits de l’’homme face aux multinationales

Une décision qui n’’honore pas notre pays

« Dans une lettre à Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, les sénateurs écologistes interrogent le gouvernement sur la position de la France lors du vote sur une résolution de l’ONU en faveur des droits de l’homme.

Ce texte, déposé par l’Equateur et l’Afrique du Sud et adopté le 26 juin 2014 par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, prévoit la mise en place d’un groupe de travail intergouvernemental qui sera chargé d’établir un cadre juridique pour contraindre les multinationales au respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Les parlementaires écologistes se félicitent de l’adoption de cette résolution mais s’indignent que la France ait voté contre ce texte. Selon eux, « ce vote n’honore pas notre pays en nous inscrivant dans le camp du laisser-faire face aux abus des multinationales ».

Les signataires de cette lettre à Laurent Fabius souhaitent connaitre « les raisons qui ont poussé le gouvernement à voter contre cette résolution » et de quelle manière celui-ci entend  « garantir le respect des droits de l’homme face aux abus de certaines multinationales ». »

 

Projection du film  » Nos enfants nous accuseront’  » mardi 8 juillet à 19h LE CINÉ CLUB CITOYEN au Café Court-Circuit

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Pour ce deuxième rendez-vous, nous vous proposons :

la projection du film  »Nos enfants nous accuseront »

suivie d’un débat avec Fernand Ughetto, Naturopathe.

La courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique.

Un seul mot d’ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas. « 

« Un ancien président de la République est un justiciable comme les autres. » Communiqué d’EELV

Lettre d'information EELV
2 juillet 2014

 » « Corruption active », « trafic d’influence » et « recel de violation du secret professionnel ». La justice a donc estimé que des indices graves ou concordants existent et rendent vraisemblable sa participation à un crime ou à un délit. Le tribunal en décidera. Il est bien sur présumé innocent.

Le candidat malheureux de 2012 devra par ailleurs répondre un jour ou l’autre de ses responsabilités quant à l’affaire Bygmalion: en tant que candidat il est le responsable final de l’utilisation des fonds. La justice devra trancher sur ses éventuelles responsabilités par action ou par omission dans d’éventuelles surfacturations.

Certes, la fonction présidentielle ressort affaiblie de la condamnation de Jacques Chirac et des multiples affaires qui inquiètent Nicolas Sarkozy.

Mais les écologistes plaident de longue date pour une reparlementarisation du régime et la limitation du pouvoir présidentiel.

Dans l’attente, on ne peut que se réjouir d’un traitement judiciaire égalitaire. Nicolas Sarkozy, par sa pratique présidentielle et sa campagne menée sur le terrain des idées du Front National, porte une lourde responsabilité en ayant beaucoup contribué à l’idée que peuvent se faire nombre de nos concitoyens que le pouvoir s’exerce pour l’intérêt de quelques-uns plutôt qu’en vue de l’intérêt général.

L’indépendance de la justice est à ce titre un gage de santé républicaine.  »

Julien Bayou, porte-parole

Sandrine Rousseau, porte-parole

« Les Moissons du Futur » film de Marie-Monique Robin: émission d’ARTE à voir pour comprendre l’avenir de l’agriculture … sans pesticides

A (re)lire en entier dans MEDIAPART – Le blog de CLARA BRETEAU (09 OCTOBRE 2012 ) :

http://blogs.mediapart.fr/blog/clarabreteau/091012/le-film-les-moissons-du-futur-laboure-en-surface

« Le film « les Moissons du Futur » laboure en surface »

« Marie-Monique Robin est journaliste et a reçu le prix Albert Londres pour son film le Voleur d’Yeux en 1995. Son documentaire « Le monde selon Monsanto » connaît en 2008 un grand retentissement, et ouvre le premier volet d’une trilogie dont le dernier opus sera diffusé sur Arte le 16 octobre prochain. Joliment intitulé « Les moissons du futur », ce documentaire réalisé pour la télévision emmène le spectateur à travers le monde visiter une série d’expérimentations réussies dans le domaine de l’agroécologie, avec pour objectif de montrer que nourrir la population mondiale sans pesticide ni autre intrant chimique est possible. Alors que l’opus précédent – « Notre poison quotidien » exposait la façon dont l’industrie agroalimentaire d’aujourd’hui nous empoisonne, « Les moissons du futur » au titre plus ensoleillé prétend donc donner à la série un débouché optimiste en se concentrant sur l’exposé de solutions, de façon opportune puisque la réforme de la PAC rentrera dans une phase-clef en 2013. Le jeudi 4 octobre dernier donc, le film était diffusé en avant-première au cinéma à Paris. Retour sur cette projection.

Mardi 9 octobre 2012

Avons-nous besoin de pesticides pour nourrir le monde ? Selon le dernier rapport de l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation publié le mardi 9 octobre, près de 900 millions de personnes chaque jour ne mangent pas à leur faim. L’argument selon lequel l’utilisation de pesticides et autres produits de l’industrie agrochimique serait indispensable pour s’attaquer à ce problème, ou pour empêcher qu’il ne prenne de plus amples proportions, se présente comme une vérité établie, et fait partie de ces « boîtes noires » auxquelles l’on n’ose pas toucher de peur de ce qu’elles vont révéler.

C’est sur ce constat que s’ouvre le film de Marie-Monique Robin, qui décide de partir en enquête de par le monde se faire son propre avis sur la question. Du Mexique au Japon en passant par le Malawi, le Sénégal et les Etats-Unis, la journaliste se porte à la rencontre de fermiers ayant décidé de sortir du système agroalimentaire « conventionnel » pour développer des pratiques agricoles alternatives. Que ce soit le Push-pull en Inde, l’agroforesterie au Malawi ou encore la technique de la Milpa au Mexique, ces méthodes « agroécologiques » ont en commun d’affranchir les paysans de la dépendance aux intrants chimiques fournis par les géants de l’agroalimentaire – pesticides et OGM. Elles privilégient le rétablissement des processus naturels au sein des écosystèmes, les jeux de combinaison des espèces entre elles, le non-labour ainsi que l’autoproduction par les fermiers des semences et des engrais.

Au gré du parcours, la réalisatrice donne la parole à une variété d’acteurs : Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations-Unies sur le droit à l’alimentation et ardent défenseur au niveau international de l’agroécologie, associations et regroupements d’agriculteurs, formateurs, chercheurs et pédagogues avec l’inventeur de la technique Push-pull le professeur Zeyaur R. Khan. Cependant, le film se déroule en grande partie dans ces fermes alternatives qu’il prend le parti de montrer en détails, s’attardant sur le travail aux champs, ainsi que sur la vie et les témoignages d’agriculteurs que l’on découvre engagés, dignes, lucides, et fiers d’avoir reconquis leur autonomie.

Sous la caméra de Marie-Monique Robin, la « boîte noire » se transforme dès lors en « boîte rose ». Même si sont palpables par moments l’angoisse des habitants du Malawi sur lesquels plane le spectre de la famine, ou le malaise de l’agriculteur conventionnel américain conscient des méfaits sur la santé des produits qu’il manipule, ce sont bien la détermination, l’enthousiasme et l’humanité qui sont mis en avant chez ces agriculteurs qui ont choisi une nouvelle voie. La facture du film elle-même reflète les bons sentiments et l’optimisme qui en sont le départ ; au-delà de l’habillage graphique aux tons vifs et colorés, du générique enlevé, de la musique entraînante, on retient surtout ce gigantesque ballon-mappemonde que les protagonistes se passent les uns aux autres. Sorte de fil ou plutôt de « bulle » directrice, le ballon crée un leitmotiv et une impression visuelle de légèreté ; passant de main en main, il symbolise ainsi le sort de la planète que chacun contribue à déterminer, et figure la solidarité des différents acteurs qui en sont responsables bien que répartis au travers du globe. Il s’inscrit aussi dans un geste très didactique puisque chaque protagoniste y montre du doigt l’emplacement de son pays, tandis que Marie-Monique Robin expose en voix-off des éléments-clefs pour appréhender le contexte du pays

…. »

Consultation de l’Union Européenne sur le RDIE (Règlement des différends entre investisseurs et Etats) à remplir avant le 6 juillet 2014

Mobilisation générale !

La Commission européenne se propose de faire revivre l’Accord Multilatéral sur I’Investissement (AMI),  victorieusement combattu dans les années 1990. Cet Ami qui nous veut du mal porte aujourd’hui un nouveau nom, le RDIE (Règlement des différends entre investisseurs et Etats), mais son principe reste le même : permettre aux multinationales de contester des politiques publiques, en portant plainte contre les Etats devant des tribunaux internationaux où le droit belge n’est pas d’application. A la clé, les multinationales peuvent s’en prendre à des politiques sociales (comme le salaire minimum ou le maintien de l’index) et, en cas de victoire, gagner des millions d’euros de dommages et intérêts payés avec l’argent de nos impôts !

Pour combattre ce projet, il est impératif de répondre massivement à la consultation publique lancée par la Commission européenne sur ce sujet. Malheureusement, le texte de la Commission européenne est écrit dans un jargon technique qui le rend incompréhensible. C’est pourquoi nous vous proposons de participer à cette consultation selon la démarche suivante :

  1. Consultez les réponses types
  2. Rendez-vous ensuite sur le site officiel de la consultation publique où vous trouverez le questionnaire en ligne
  3. A l’aide de l’onglet situé à droite et en haut de l’écran, choisissez la langue de votre choix
  4. A la 1ère question, cochez l’option « Je participe à la présente consultation en mon nom propre (en tant que citoyen/personne physique)  »
  5. Pour chaque question suivante, copiez-collez les réponses-types
  6. Quand vous avez fini et que vous êtes sûr de vous, cliquez (en fin de document) sur l’onglet « SOUMETTRE ». Vos réponses sont alors envoyées à la Commission européenne.

Bien entendu, vous pouvez également choisir de répondre vous-même à chaque question mais en tenant compte des faits suivants :

  • Chaque réponse est limitée à 4.000 signes maximum
  • Vous avez 90 minutes pour répondre au questionnaire (passé ce délai, toutes les informations déjà encodées seront perdues).

Il est essentiel de répondre massivement et le plus vite possible (impérativement avant le 6 juillet 2014) à ce questionnaire pour faire échouer ce projet antidémocratique, qui s’inscrit par ailleurs dans un projet plus large : la création un marché transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis.

Petit retour en arrière…

De 1995 à 1997, l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI) avait été débattu, dans le plus grand secret, au sein de l’OCDE. Pour rappel, il s’agissait d’autoriser les multinationales à déposer plainte contre un ou plusieurs Etats, devant un Tribunal d’arbitrage international, dès lors qu’une législation ne leur convenait pas ou si un mouvement de grève devait nuire à la bonne marche des affaires (l’Etat étant alors jugé responsable de cette « grogne sociale »).

Grâce à la réaction et la mobilisation du monde associatif et syndical, cet AMI qui nous veut du mal finit par être enterré.

Cependant, l’AMI a généré des variantes sous forme d’accords bilatéraux sur l’investissement, inclus et adoptés dans des traités de libre-échange (comme l’ALENA unissant Canada, Etats-Unis et Mexique, par exemple). D’après la Conférence des Nations-Unies sur le Commerce et le Développement, le nombre de conflits et de pays poursuivis est en hausse constante : au total, 514 procès seraient ouverts par des multinationales contre 95 pays différents. Avec des décisions parfaitement révoltantes : par exemple, la République slovaque a été condamnée à dédommager l’assureur hollandais Achmea de 22 millions €, pour avoir limité les marges bénéficiaires dans le secteur (privatisé) d’accès aux soins de santé.

Si la Belgique a jusqu’ici échappé à de telles procédures, cela pourrait changer. En effet, l’AMI fait son retour sous un nouveau nom : le Règlement des Différends entre Investisseurs et Etats (RDIE). Un RDIE que l’Union européenne veut inclure dans les traités de « libre-échange » qu’elle négocie actuellement avec le Canada et les Etats-Unis.

Une consultation « publique »

Alors que le Commissaire européen au Commerce Karel De Gucht voulait mettre en place ce RDIE de façon opaque, en négociant sa création sans consulter l’opinion publique, les mobilisations citoyennes l’ont obligé à reculer. Ceci a pu être possible grâce à des mobilisations citoyennes qui ont trouvé des relais politiques dans les rangs socialistes, écologistes et ceux de la gauche radicale.

Une consultation publique a ainsi été lancée. Si tout un chacun peut répondre à cette consultation publique, celle-ci a été construite de manière à décourager la participation des citoyens.

Qu’on en juge par sa localisation : on la trouve sur le site de la DG Trade, que nous consultons tous, bien entendu, chaque jour !

Qu’on en juge aussi par l’organisation du questionnaire : passé le cap des informations générales portant sur l’identité du répondant, ce dernier devra répondre à un total de 13 questions.

Les 12 premières questions sont toutes formulées de la manière suivante : s’appuyant sur les dérives constatées là où le RDIE existe déjà, l’UE relève certains dysfonctionnements auxquels elle propose de remédier par l’un ou l’autre aménagement visant, tous, à rendre légitime l’instauration d’un RDIE. À chacune des douze premières questions, nous sommes appelés à juger de la pertinence des améliorations suggérées par l’UE qui tait, dans toutes les langues, le point essentiel : la meilleure façon d’améliorer le système de RDIE est de ne pas l’adopter !

Mais comme l’ambition de l’UE est précisément d’imposer le RDIE à de nouveaux pays (comme la Belgique) par le biais d’accords de « libre-échange » transatlantiques, tout est fait (dans les douze premières questions) pour nous amener à souligner labienveillance de l’UE corrigeant ce qui ne va pas dans un système RDIE présenté comme une procédure juste et sympathique.

Ajoutons que le vocable employé, terriblement technique, implique d’être familiarisé avec des principes juridiques tels que laclause de la nation la plus favorisée, la non-discrimination entre investisseurs, la prise de mesures à des fins prudentielles ou la constitution de listes d’exceptions transversales en lien avec l’équilibre à trouver entre la protection des investissements et le droit de réglementer des Etats. Bref, tout est fait pour éviter la réponse des mouvements sociaux, des travailleurs et des citoyens.

Finalement, seule la dernière question permet :

  1. de se prononcer pour ou contre le principe de RDIE,
  2. de faire des propositions pour améliorer le système d’investissement européen,
  3. d’aborder des questions (en lien avec le questionnaire) qui n’auraient pas été proposées par ses rédacteurs.

1000 vaches : La Confédération paysanne desAlpes-Maritimes organise un rassemblement de soutien mardi 1er juillet à 9 h devant le palais de justice de Nice

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 »  1000 vaches : 

Les lanceurs d’alerte devant la Justice

                        Ils seront neuf, mardi, devant le tribunal d’Amiens. Neuf à comparaître pour refus de prélèvement ADN, dégradation en réunion et incitation à la dégradation en réunion. Tout cela pour un tag géant et quelques boulons dévissés.
Face au danger imminent que représente l’usine des 1000 vaches pour l’avenir des paysanset face à la passivité des pouvoirs publics, la Confédération paysanne a pris ses responsabilités. Nos actions sont légitimes. Nous ne pouvons laisser Michel Ramery mener à bien son projet qui ouvrira la porte à une industrialisation débridée de l’agriculture.


Nous assumons collectivement nos actes. Nous assumerons collectivement ce procès. Mais nous savons que les moyens déployés pour nous faire renoncer sont disproportionnés, et que Michel Ramery poursuit son projet destructeur en toute impunité. Le deux poids deux mesures est à l’œuvre.

Prévenus : Dominique Henry, Valentin Sic, Olivier Lainé, Thierry Bonnamour (suite GAV du 28 au 30/05) Emmanuel Aze, Laurent Pinatel, Elina Bouchet, Morgane Laurent, Pierre-Alain Prévost (suite GAV du 21 novembre 2013)

Motifs généraux : dégradations en réunion le 12 septembre 2013 et le 28 mai 2014, incitation à la dégradation le 12 septembre, et refus de prélèvement ADN 

Si vous soutenez cette lutte
rejoignez nous et faites passer le message 
Contact Indiana : 0688471970
Julie 0672998747  « 

pour plus d’infos sur le sujet : Infographie 1000 vaches

Confédération Paysanne des Alpes Maritimes
160, avenue Porte des Alpes 06670 PLAN DU VAR
04 93 81 06 23
conf06@orange.fr
http://alpes-maritimes.confederationpaysanne.fr

L’Alliance Verts/ALE reconfirmée dans un groupe élargi à des nouveaux pays membres

L’Alliance Verts/ALE reconfirmée dans un groupe élargi à des nouveaux pays membres

 » L’union entre les Verts européens et l’Alliance Libre Européenne (ALE) a officiellement été reconduite aujourd’hui pour la prochaine législature (2014-19). Le Bureau du nouveau groupe des Verts/ALE (co-présidents, vice-présidents, trésorier et secrétaires généraux) a également été finalisé.

Aux côtés des eurodéputés Verts et de l’Alliance libre européenne, siègeront des eurodéputés indépendants. Ainsi le groupe accueille Klaus Buchner (Parti Écologique–Démocratique, Allemagne), Julia Reda (Parti des Pirates, Allemagne), Bronis Ropé (LVZS, Lituanie) et Igor Šoltes (Parti Verjamem, Slovénie).

À l’issu de cet élargissement, les co-présidents du groupe des Verts/ALE,Rebecca Harms et Philippe Lamberts, ont déclaré:

« Nous sommes heureux d’accueillir de nouveaux membres indépendants au sein du groupe des Verts/ALE. La cohésion de notre groupe a été l’un de nos principaux atouts et nous sommes ravis que cette approche et notre philosophie politique aient convaincu de nouveaux membres à se joindre à nous. L’arrivée de Bronsis Rope et Igor Šoltes, ainsi que l’élection de Davor Skrlec (ORaH, Croatie), Benedek Jávor (Párbeszéd Magyarországért, Hongrie) et Tamás Meszerics (LMP, Hongrie), élargissent le groupe à de nouveaux États membres. Cela représente un grand pas en avant. »

La composition finale du groupe n’est pas encore confirmée, d’autres évolutions restent possibles. Une liste actualisée peut être consultée à l’adresse suivante: www.greens-efa.eu/up-to-date-list-of-the-meps-for-the-new-legislative-period-12490.html

Alors que le groupe a élu sa co-présidence, Rebecca Harms et Philippe Lamberts, ainsi que la plupart de ses vice-présidents la semaine passée, la composition du Bureau s’est finalisée aujourd’hui. Le premier vice-président du groupe des Verts/ALE sera Josep Maria Terricabras, élu Président de l’Alliance Libre Européenne par les eurodéputés ALE la semaine dernière. L’eurodéputée française Michèle Rivasi a été élue au poste vacant de la vice-présidence, rejoignant Bas Eickhout (Pays-Bas, trésorier Verts/ALE), Peter Eriksson (Suède), Heidi Hautala (Finlande), Ska Keller (Allemagne) et Julia Reda (Allemagne). Ulrike Lunacek (Autriche) est la candidate du groupe à la vice-présidence du Parlement européen. Vula Tsetsi a été réélue au poste de secrétaire général du groupe, avec Jochen Denkinger et José Luis Linazasoro, eux aussi confirmés dans leur fonction de secrétaires généraux adjoints.  « 

2014 année internationale de solidarité avec la Palestine … et demain à Nice France Palestine solidarité 06 vous donne rendez-vous sur la colline du Château

C’est demain : N’oubliez pas !!!!
2014 année internationale de solidarité avec la Palestine

samedi 28 juin et dimanche 29 juin, l’association 
France Palestine solidarité 06
 vous donne rendez-vous 
sur la colline du Château de Nice pour la traditionnelle : Fête du Château

Le rendez vous annuel incontournable de la solidarité de la fraternité, des luttes et des résistances ici et ailleurs
Comme toujours notre association tiendra un stand où vous pourrez
 vous

  • informer grâce à nos nouvelles brochures et  aux livres de notre « librairie »
  • signer nos pétitions, 
  • rencontrer des hommes et des femmes qui soutiennent la lutte du peuple palestinien, discuter, échanger avec elles et eux
  • connaître nos actions de solidarité et pourquoi pas vous engager, vous impliquer concrètement dans cette lutte 

Vous pourrez également rencontrer  Shlomo Sand, l’historien israélien, qui viendra dédicacer ses livres à notre stand ainsi qu’assister 

le samedi après midi à 16h30 au grand débat 

  • « Liberté des prisonniers palestiniens et réunification palestinienne »

En présence de Taoufik Tahani président de l’AFPS, de M. l’Ambassadeur de Palestine en France et de Pierre Barbencey, grand reporter à « l’Humanité »

  • Bien sûr, la restauration ne sera pas oubliée avec nos spécialités méditerranéennes comme l’assiette palestinienne*, la salade méchouia*, le thé à la menthe et aux  amandes grillées et les merveilleux gâteaux concoctés par Claudine le tout fait maison et avec passion

Et pour finir, Goûtez

  •  l’huile d’olive bio palestinienne

de cette année, nouvellement arrivée qui permet à des milliers de familles palestiniennes de vivre sur leur terre et de résister à l’occupation israélienne qui arrache et saccage les vies comme les arbres en Palestine
Acheter une telle huile n’est pas un acte de consommateur/trice dans un supermarché mais un acte de citoyen-ne conscient-e et déterminé-e à soutenir le peuple palestinien dans son droit à un Etat et à la terre de Palestine

Bref un rendez-vous à ne pas manquerorganisé par le parti communiste des Alpes Maritimes, le lieu de toutes les rencontres, de toutes les musiques de tous les débats et cela malgré une municipalité qui tente chaque année d’empêcher une telle fête et un maire qui est « fier d’être l’ami d’Israël »
Alors n’oubliez pas 28 et 29 juin :
La Fête du Château
* prix inchangés et tous nos plats sont faits à l’huile d’olive palestinienne

 

À bientôt sur la colline ! « 

 

Pétition à signer :  » Interdisons (vraiment) les épandages aériens de pesticides ! « 

 

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http://epandages-aeriens.agirpourlenvironnement.org/

 » La communication est un art difficile à manier dont usent et abusent certains politiciens.

Entre le 23 juin et le 15 juillet un projet d’arrêté, soumis à consultation visant à « accélérer la fin des épandages aériens de produits phytosanitaires » (dixit le site du Ministère de l’Écologie) pose le cadre réglementaire permettant … les épandages aériens.

Ce n’est pas le moindre des paradoxes que de soumettre à consultation un arrêté dont le but premier est de légaliser les épandages aériens en laissant supposer que l’arrêté en question viserait à accélérer la fin des dits épandages.

Sous couvert de règles cosmétiques et de nombreux délais et exceptions, le gouvernement s’apprêterait donc à renouveler l’autorisation d’épandages aériens de pesticides. Mais, attention… que les choses soient dites ! Un périmètre « de protection » de 50 mètres autour des habitations est fixé. Sur le papier, l’avion ou l’hélicoptère devra donc respecter un périmètre et empêcher le souffle des pales de répandre les substances toxiques hors des parcelles traitées. Certaines parcelles de vignes traitées par épandages aériens font moins de 4.000 m² ! Ce traitement chimique appliqué avec une précision « chirurgicale » est une vue de l’esprit. Le périmètre de 50 mètres n’a jamais été, et ne sera jamais, respecté !

La sécurité (juridique) des épandeurs est ainsi acquise… à défaut de celle des riverains qui continueront à inhaler un air vicié et vivre dans une zone polluée.

Alors que la France demeure le premier utilisateur européen de pesticides, que les quantités épandues continuent à augmenter (contrairement à l’objectif devant aboutir à une division par deux d’ici 2018), cet arrêté tolère encore ces épandages aériens jusqu’au 31 décembre 2015. Plus de 15.000 hectares sont encore traités chaque année en France par épandages aériens. Cette pratique a baissé de 77 % entre 2008 et 2013 ; preuve qu’il est désormais possible de faire autrement. Il est donc grand temps de les interdire strictement.

Pour obtenir une telle interdiction totale et immédiate, mobilisons-nous en participant massivement à la consultation publique mise en place par le Ministère de l’Agriculture.

 

PARTICIPEZ à la consultation

Voici le courriel que nous vous proposons d’envoyer via notre formulaire :

Monsieur le Ministre de l’agriculture,

– Considérant les pesticides comme des produits toxiques ;
– Constatant qu’il existe des alternatives aux produits chimiques ;
– Déplorant que le projet d’arrêté que vous soumettez à consultation est une façon maladroite de légaliser les épandages aériens ;

Je vous demande : d’interdire dès à présent tout épandage aérien et ce, quelle que soit la situation.

A défaut d’interdiction immédiate, je vous demande :
– de définir un périmètre de sécurité de 500 m autour des habitations ;
– de diffuser une information préalable adressée personnellement à tous les riverains résidant à l’intérieur d’une zone de 1.000 mètres de la surface traitée ;
– d’instaurer un délai de ré-entrée de sept jours dans la parcelle traitée et dans un périmètre de 500 mètres autour de celle-ci.

Votre signature.

 

 

« Désintoxiquer l’Etat de l’industrie du tabac » par le groupe de travail sur l’ingérence de l’industrie du tabac, formé de parlementaires, sénateurs et membres de la société civile

« Les mesures efficaces pour réduire la consommation de tabac sont connues. L’une des difficultés majeures pour les appliquer est l’ingérence de l’industrie du tabac dans nos politiques publiques. Le groupe de travail sur l’ingérence de l’industrie du tabac, formé de parlementaires, sénateurs et membres de la société civile (1), a présenté aujourd’hui ses recommandations à la presse.

« Qu’est-ce qui empêche  la France de rejoindre l’Australie, la Suède, le Danemark, où une consommation de tabac marginale est envisagée à horizon 2030 ? » s’interroge Jean-Louis Roumégas, animateur du groupe. « La relation ambigüe des pouvoirs publics avec l’industrie du tabac, nourrie par l’illusion que le tabac contribue positivement aux comptes publics, nuit à l’efficacité de nos politiques anti-tabac. »

Le groupe de travail se félicite donc de l’adoption, mercredi 25 juin 2014, d’un amendement du député Grandguillaume – non soutenu par le gouvernement – visant à garantir une traçabilité indépendante du tabac.

Michèle Rivasi, députée européenne, encourage la France à « transposer de façon ambitieuse la directive européenne sur les produits du tabac adoptée en février 2014 ». Elle souligne que « les propositions du groupe favorisent le principe du pollueur-payeur, afin que les bénéfices colossaux de l’industrie du tabac servent à la prévention et aux soins des malades ». Le tabac tue 73 000 personnes par an en France. Il coûte 47 milliards d’euros annuels à la collectivité, soit un impôt indirect de 772 euros par citoyen ; il ne rapporte que 14 milliards.

Le groupe de travail recommande :

1) Le renforcement de la coordination interministérielle avec un portage politique fort du Ministère de la Santé, piloté par « Monsieur ou Madame Tabac ».

2) Une stricte transposition en droit français de l’article 5.3 de la CCLAT, ratifiée par la France, afin de pénaliser l’ensemble des responsables publiques (élus, collaborateurs, agents publics, membres de cabinets etc.) acceptant des invitations festives de la part de fabricants de l’industrie du tabac.

3) L’interdiction de toutes les actions de mécénat décrites comme « socialement responsables » par l’industrie du tabac, lorsqu’elles coexistent avec un financement de l’Etat.

4) La saisie de l’Autorité de la concurrence pour statuer sur les soupçons d’entente illicite sur les prix entre fabricants du tabac.

5)L’application du principe pollueur-payeur à l’industrie du tabac :

– Hausse des droits de consommation définis à l’article 575A du Code Général des Impôts (64,75% depuis le PLFSS 2013) de 1,25 point, qui rapporterait 200 millions d’euros. La taxe abonderait un fonds de prévention du tabagisme.

– Garantir une traçabilité indépendante en modifiant l’article 569 du Code Général des impôts, qui confie la traçabilité des produits aux cigarettiers.

– Instaurer une taxe sur les mégots de cigarettes (26 millions d’euros par an).  »

(1) Les membres du Groupe de travail : Députés : Jean-Louis Roumégas, Gérard Bapt, Sophie Errante, Denis Baupin. Sénateurs : Aline Archimbaud, Marie-Christine Blandin.

Parlementaires européens : Michèle Rivasi, José Bové. Association : Professeur Yves Martinet, Président du Comité National Contre le Tabagisme. Elue et citoyenne : Pauline Delpech, conseillère municipale, écrivain, marraine de la campagne pour le dépistage contre le cancer du sein.

 

 

« LETTRE OUVERTE AUX OLÉICULTEURS, COOPÉRATIVES OLÉICOLES ET CHERCHEURS pour le respect des noms des olives et des oliviers » par Josiane UBAUD, Lexicographe et ethnobotaniste

 » Mesdames, Messieurs, 

Vous travaillez sur l’olive et l’olivier en différents secteurs : culture, production d’huile dans vos moulins privés ou coopératifs, vente d’huile et de produits à base d’olives, recherches sur la génétique, les origines de l’olivier, l’auto-fertilité, les maladies, etc. Tous, vous êtes amenés à nommer les variétés d’oliviers et leurs olives pour étiqueter vos produits, diffuser des conseils agricoles ou rédiger vos textes scientifiques. Et tous, vous commettez des erreurs, inexorablement, pour qualifier les variétés. Pourquoi ?

Parce que, Occitans d’origine, vous avez partiellement ou totalement perdu votre langue, la seule qui nomme les oliviers depuis des siècles de père en fils : l’occitan (ou langue d’oc) dans toutes ses variétés (languedocien, provençal, niçois).

Parce que, non Occitans d’origine mais amoureux des oliviers et devenus acteurs de l’oléiculture, vous n’avez, encore plus que les précédents, absolument pas conscience que les oliviers ne sont  nommés qu’en langue d’oc, forcément, ces arbres ne poussant pas en terres de langue d’oïl. Ce sont donc des noms occitans que vous utilisez, qui ont été adaptés en français (et non des noms français vernaculaires), et adaptés de façon parfois catastrophique. Or toute langue a sa grammaire.

Parce que, chercheurs, peut-être encore plus que les deux catégories précédentes, vous ne vous posez même pas la question des noms que vous utilisez, diffusés sans conscience, sans connaissance, sans connaître leur sens, leur étymologie, et leur grammaire (ce qui est anti-scientifique).

Comme lexicographe (donc rédactrice de dictionnaires), et encore plus comme ethnobotaniste (de terrain et dans les livres depuis 30 ans) particulièrement spécialisée sur le lexique de la vigne et de l’olivier (en dialectes provençal et languedocien), comme locutrice de cette langue en provençal, je constate donc avec grande tristesse et consternation les entorses faites au lexique concernant les oliviers et les olives dans vos publicités ou vos textes scientifiques. Cependant, les archives sont nombreuses, les dictionnaires et les textes tout autant, pour s’apercevoir des erreurs commises dans le lexique employé actuellement et qui auraient donc dû/pu être évitées aisément, par une consultation rapide du dictionnaire de F. Mistral.

Employer un mot suppose pourtant la curiosité élémentaire de se demander quelle est sa grammaire pour l’utiliser correctement. En français, vous ne pressez pas un oranger et vous ne greffez pas une orange, n’est-ce pas ? Vous ne pelez pas un bananier mais une banane ? Vous ne crachez pas un noyau de cerisier mais de cerise ? Vous ne dites pas « une olive amer » ni « un olivier vieille » ? Aucun pépiniériste n’écrit dans sa liste d’arbres fruitiers à la vente dans son catalogue « cerisier, prune, pommier, poire, figuier, jujube », mélangeant sans distinction noms d’arbres et noms de fruits : il ferait rire tout le monde avec cette liste. Pourquoi commettez-vous donc ces équivalents lorsque vous parlez des oliviers et des olives ?

Non, « aglandau » ne saurait qualifier une olive puisque c’est du masculin : cela ne qualifie que l’olivier, lequel fait des olives aglandales, en toute logique, et comme cela se dit et s’écrit depuis des siècles en occitan (aglandau/aglandala ou en graphie mistralienne aglandau/aglandalo). Non, « salonenque » ne saurait qualifier un olivier puisque c’est du féminin. L’olivier selonenc/selounen porte l’olive selonenca/selounenco, ce qui, transposé en français, donne « un sélonenc porte de sélonenques » ou plus radicalement adapté « un salonais porte des salonaises » puisqu’il s’agit de la ville de Salon (qui se dit Selon/Seloun en occitan et non Salon/Saloun). Non, « grossane » ne peut qualifier un olivier car c’est du féminin : c’est l’olivier grossan qui fait des grossanas (ou en graphie mistralienne groussan/groussano), ce qui en français se traduit par un olivier grossan (ou plus simplement le grossan) fait des olives grossanes (ou des grossanes). Non, les listes des « variétés d’oliviers » telles qu’on les trouve dans absolument tous les textes scientifiques (dont ceux publiés dans Le retour de l’olivier, Retour sur l’olivier, Études héraultaises, 2009, où j’alerte pourtant sur ce sujet, ou l’article plus récent Faut-il réorganiser les vergers ? publié dans les Annales de la SHHNH vol. 153, année 2013) et tous les dépliants distribués par les coopératives oléicoles ne sauraient comporter, pas plus que le catalogue du pépiniériste, des noms masculins et féminins indistinctement mélangés, ce qui donne une liste totalement surréaliste pour qualifier les oliviers : bouteillan (masculin), olivière (féminin), aglandau (masculin), picholine (féminin), grossane (féminin), cailletier (masculin), etc., etc., noms que l’on retrouvera dans « variétés d’olives » !

Non, avoir perdu sa langue ou l’ignorer n’autorise pas à soutenir « mordicus » qu’aglandau est bien le nom de l’olive, parce qu’on le dit soi-même ou qu’on l’a entendu dire ou lu sur Internet ou vu écrit dans un  article scientifique, en l’occurrence bien anti-scientifique sur ce point. Non, cette erreur ne peut être « une référence » : un amateur en astronomie ou en histoire, même s’il parle de ces deux matières par goût, ne peut être une référence. Il en est de même en linguistique. Ceux qui n’ont pas perdu la langue, les dictionnaires et les textes d’auteurs en langue d’oc, font tous la distinction élémentaire olivier au masculin/olive au féminin : c’est cela la référence parce que c’est le fonctionnement de la langue d’oc. Par exemple, on peut lire dans le dictionnaire de F. Mistral à l’entrée selounen, enco adj et n : « oulivo selounenco, variété d’olive, petite, allongée, (etc.) ; óulivié selounen, olivier qui porte l’olive selounenco. ». Et à l’entrée pigau, alo adj et : « olivier qui porte l’olive pigalo ». Et à l’entrée aglandau, alo adj : « óulivié aglandau, variété d’olivier dont le fruit est en forme de gland ». On ne peut être plus clair. Même en l’absence des deux données dans un dictionnaire (car ils sont incomplets et que chaque entrée n’est pas forcément illustrée par un exemple au masculin plus un exemple au féminin), on déduit l’une de l’autre par simple bon sens et logique. On trouve pareillement des citations à profusion chez les auteurs de langue d’oc où tous les oliviers sont désignés au masculin et toutes les olives forcément au féminin : « Ah ! li bèlli vergello d’óulivo verdalo ! oh ! li bèu bouquet di couliasso ! E li boutihenco, li fachouiro, li reialo, li redounalo e li vermeialo, agachas-li, amiras coume n’en plòu… » (Baptiste Bonnet, 19/20ème), c’est-à-dire verdale, colliasse, bouteillenque, fachouire, royale, redounale, vermeillale, toutes au féminins puisque l’auteur parle d’olives et non d’oliviers.

Rappelons donc cette évidence puisqu’elle semble échapper à la profession : les variétés d’oliviers ne peuvent être nommées QUE par des noms masculins, les variétés d’olives QUE par des noms féminins, puisque l’olivier est du genre masculin et l’olive du genre féminin (en occitan comme en français). Ce qui donne sur quelques exemples limités les correspondances logiques :

Oliviers en occitan   adaptés en français Olives       adaptées en français

Pigau/Pigal Pigau/Pigal Pigala Pigale

Aglandau/Aglandal Aglandau/AglandalAglandala Aglandale

Verdau/Verdal Verdau/Verdal Verdala Verdale

Menudau/Menudal Ménudau/Ménudal Menudala Ménudale

Corniau/Cornial Corniau/Cornial Corniala     Courniale/Corniale

Grossan Grossan Grossana Grossane

Botelhan Bouteillan Botelhana Bouteillane

Botinhan Boutignan Botinhana Boutignane

Calhetier Cailletier Calheta Caillette

Selonenc Sélounenc/Salonais Selonenca Sélounenque/Salonaise

Negret Négret Negreta Négrette

Roget Rouget Rogeta Rougette

Berruguet Berruguet Berrugueta Berruguette

Provençalet Provençalet Provençaleta Provençalette

Negron Négron Negrona Négronne

Calhon Caillon/Cailloun Calhona Caillone/Cailloune

Marselhés Marseillais Marselhesa Marseillaise

Tripard Tripard Triparda Triparde

Picholin Picholin Picholina Pichouline/Picholine

Luquier ou Lucal Lucquier Luca Lucques

Ou en graphie mistralienne pour les olives : Pigalo, Aglandalo, Verdalo, Menudalo, Cournialo, Groussano, Boutignano, Cailleto, Selounenco, Negreto, Rougeto, Berrugueto, Prouvençaleto, Negrouno, etc. 

Tous les noms de la première colonne peuvent être adjectif ou nom : on dit aussi bien l’olivier aglandau que l’aglandaul’olivier rouget que le rouget, etc. Tous les noms de la deuxième colonne pareillement : l’olive grossane ou la grossanel’olive triparde ou la triparde.

L’adaptation française du O occitan (prononcé [ou]) est soit O, soit OU conservé à l’identique de l’occitan (comme pour Roquette/Rouquette, la salade). On peut donc avoir Cornial ou CournialSélounenc ou SélonencPichoulin(e) ou Picholin(e)Groussan(e) ou Grossan(e), etc. C’est la seule hésitation possible mais qui en aucun cas ne porte tort à aucune des deux langues ni à l’olivier. Et les oléiculteurs occitanophones ont forgé naturellement la forme masculine Lucal ou Luquier (les deux sont valables) pour désigner l’arbre à partir de l’olive Luca/Luco.

Les quelques 140 noms de variétés (avec synonymes bien sûr) que j’ai relevées ont toutes leur couple logique nom masculin de l’olivier/nom féminin de l’olive pour les désigner. À ce jour, il n’y a que deux variétés où les textes (ou les locuteurs) ne m’ont pas permis de trouver les correspondances olive/olivier : l’olive tanche (de l’occitan tancha) où je n’ai pas le symétrique pour l’arbre (la seule façon correcte de le nommer est alors « l’olivier à tanche », et non pas « tanche » tout seul, puisque tanche est féminin, Mistral restitue l’expression tancho d’aubre, tanche d’arbre (?) pour l’olive) et l’olivière qui qualifie une olive, mais qui semble venir du catalan où l’olivier peut être aussi du genre féminin (y-a-t’il eu mauvaise interprétation/adaptation ? Donc un point obscur à éclaircir linguistiquement).

Non, toutes ces considérations ne sont pas des poils de mouche… de l’olivier bien sûr ! Vous n’accepteriez pas que l’on vous donne du Denise en place de Denis, que l’on vous vende un poirier en place d’une poire. Vous ne parlez pas de l’autofertilité de l’orange et des pépins de l’oranger. Pour l’olivier, c’est exactement pareil…  Les Occitans au courant de leur langue et de leur culture, les chercheurs en linguistique et ethnobotanique occitanes,  n’admettent pas de voir traitées par dessus la jambe l’une et l’autre, voire ridiculisées par des emplois erronés à répétition de leur lexique et de leur grammaire, a fortiori dans un domaine qui les concerne au plus près : la culture de l’olivier exclusivement méditerranéenne, exclusivement nommée depuis des siècles en langue d’oc. Félicitations donc aux oléiculteurs qui ne commettent point ces erreurs (quelle que soit la graphie de la langue d’oc qu’ils utilisent), voire même qui font leur site d’accueil bilingue français-langue d’oc. Mais ceux qui affichent des huiles monovariétales devraient remplacer sur leurs étiquettes aglandau par aglandale, boutignan par boutignane, car jusqu’à preuve du contraire, c’est le jus de l’olive qu’ils vendent pour le plaisir de nos papilles et non le jus de l’olivier. Quant aux chercheurs, je n’ai trouvé aucun texte exempt de ces erreurs : tous sont du type « catalogue du pépiniériste surréaliste» cité plus haut, noms masculins et féminins allègrement mélangés aussi bien pour qualifier les olives que les oliviers.

Merci donc à tous de bien vouloir prendre conscience des erreurs linguistiques diffusées, de l’aspect totalement anti-scientifique qui en résulte et du préjudice culturel causé à l’olivier, qui a le droit, comme tout végétal, d’être nommé correctement. Le respect élémentaire est dû à une langue millénaire, que vous la parliez ou pas car c’est elle qui dit l’olivier (et non le français), en dehors du respect élémentaire de la grammaire en général, quelle que soit la langue. Car en français « un olivier salonenque, une olive aglandau » sont tout simplement des « monstres grammaticaux », comme « un olivier vieille, une poire juteux ». Je ne parle bien sûr ici que des noms occitans : les mêmes erreurs linguistiques doivent être commises sur les variétés espagnoles, corses, italiennes, grecques, citées dans les textes scientifiques. Il y a en effet des noms visiblement féminins pour qualifier des oliviers, alors que l’arbre est masculin dans la langue en question. Et toutes ces erreurs sont bien sûr diffusées à nouveau par Wikipédia, ce qui n’est certes pas une preuve. Ainsi la liste des moulins oléicoles département par département, qui m’a servi à trouver vos adresses, est suivie d’une liste des olives où l’on peut lire : « La Grossanne ou Groussan … » ; « La Salonenque ou Plant de Salon, Salounen, Salonen, Saurine» (!) pour ne donner que deux exemples.  Il est assez alarmant qu’il ne vienne à l’idée de personne de se poser la question : « est-ce bien normal qu’un adjectif masculin (groussan, salounen) ou féminin (groussane, salonenque) puisse qualifier indifféremment une olive du genre féminin ? ».  Et que personne n’ait l’idée d’attribuer spontanément la forme masculine à l’arbre et la forme féminine à l’olive. On peut aussi lire sur le site des oléiculteurs varois : « Le Cayon, petite olive douce noire (comparable à la niçoise), la Varagenque (Salonenque) en cassée verte, la Belgentieroise, très douce… ». « LA Varagenque, LA Belgentieroise »… mais « LE Cayon » pour UNE olive ?!…  Ou encore sur le site de l’ACCOPA à « variétés d’olives »: « La Bouteillan, variété rustique, est surtout cultivée dans le Var ». Non, c’est le Bouteillan pour l’arbre et la Bouteillane pour l’olive … On touche du doigt les tragiques dégats collatéraux de la déculturation que provoque la perte d’une langue, laquelle génère chez les usagers une perte totale de sens (de simple bon sens) et de structure des mots utilisés. Or vous communiquez tous sur « l’authenticité de vos produits », « l’ancienneté de vos moulins », l’huile « produit culturel », voire vous restituez des poèmes en provençal sur l’olivier sur les sites des Chevaliers de l’olivier : n’est-ce pas totalement contradictoire avec le fait de ne pas/plus savoir nommer correctement olives et oliviers ?

À travers ce plaidoyer, vous aurez tous compris combien je suis passionnée d’olives et d’oliviers, et que les voir nommer à tort et à travers me peine énormément par tout ce que cela signifie en perte de culture des gens du pays. Si je pouvais vous avoir alertés pour que cela ne soit pas irrémédiable… J’encourage donc la diffusion de ce plaidoyer pour les noms authentiques respectueux de la langue d’oc et de sa grammaire à tous les oléiculteurs, coopératives, chercheurs sur l’olivier que je n’ai pas pu contacter, faute d’avoir trouvé leur adresse électronique, car il est grand temps d’arrêter le « massacre linguistique » de notre arbre. Il est déjà suffisamment malmené symboliquement en espaces publics avec sa désacralisation honteuse sur les carrefours, ou sa consommation comme simple élément de décor dans des pots violets ou roses posés n’importe où, dans les galeries marchandes ou les gares, et jetable à volonté (cf. mon ouvrage épuisé Des Arbres et des Hommes, Edisud, 1997), ou sa taille ridicule « en nuages, en tonsure, en porte-manteaux ». Vidé de sa symbolique, en passe d’être maintenant privé de ses noms millénaires manipulés n’importe comment « sans science ni conscience », … une prise de conscience collective s’impose justement et c’est la moindre des choses que l’on puisse tous faire en faveur de notre arbre sacré. 

Bien entendu, vous pouvez me contacter pour des conseils linguistiques.

Cordialement.

Josiane Ubaud

Copie diffusable à volonté

 

Courrier envoyé à :

* chercheurs

André Bervillé, Catherine Breton, Raymond Gimiglio

* oléiculteurs et institutions 

AFIDOL de Aix, Montpellier, Nyons, Paris

Chevaliers de l’olivier du Languedoc-Roussillon

Aude : Coopérative de Bizes-Minervois, Moulin à huile des Geyssières (Narbonne), Moulin à huile des Restanques (Roubia)

Hérault : Jean-Paul Creissac, Jean-Luc Dedieu, Afidol Hérault, Coopérative de Clermont-l’Hérault, Coopérative de Pignan, Lo Moulinet (Puisserguier), Moulin de la Garrigue (St-André-de-Sangonis)

Gard : Moulin de la Voie Domitienne (Beaucaire), Moulin Paradis (Martignargues), Moulin des Costières (St-Gilles), Moulin d’Uzès (Uzès), Moulin de Beaufort (Vestric et Candiac), Moulin de la Chartreuse (Villeneuve-lez-Avignon), Coopérative de Sommières (Villevieille)

Drôme : Afidol Nyons,  Chevaliers de l’olivier de Nyons

Vaucluse : Coopérative Oléicole La Balméenne (Beaumes de Venise), Moulin du Comtat (Caromb), Moulin Saint-Augustin (Le Coustellet), Moulin Dauphin (Cucuron), Moulin & Domaine Oliversion (Cucuron), Moulin à huile  » le Trésor des Oliviers » (Mazan), Moulin à huile Mathieu (Oppèdes)

Alpes de Haute Provence : Moulin Fortuné ARIZZI (Les Mées), Le Moulin de l’Olivette (Manosque) 

Bouches-du-Rhône : Annie et Pierre Tourrenc, Olives de Provence,  Afidol d’Aix, Chevaliers de l’olivier du pays d’Aix,  Moulin à huile Margier (Auriol), L’Oliveraie du Mas Mérici (Berre), Moulin de Coudoux (Coudoux), Domaine Camaïssette (Éguilles), Établissements Barle & fils (Éguilles), Moulin du Mas de Saint-Jean (Fontvieille), Coopérative oléicole (La Fare-les-Oliviers), Les Oléastelles (Lançon), Mas Sénéguier (Lançon), Château Calissanne (Lançon), Château Virant (Lançon), Le Moulin d’Hortense (Lançon), Perle de Provence  (Lançon),  Pigeonnier de la Goiranne (Lançon), Moulin Le Castelas (Les Baux), Domaine de Montau (Miramas), Moulin Saint-Michel (Mouriès), Moulin coopératif (Mouriès), Moulin du Mas de Vaudoret (Mouriès), Moulin des Costes (Pélissanne), Domaine Sacaron (Pourrières), Moulin La Cravenco (Raphèle), Moulin Gueury (Rousset), Mas des Bories  (Salon), Domaine de Suriane (St-Chamas), Lou Moulin dou Fustié Craven (St-Martin-de-Crau), Coopérative oléicole (Velaux), Terroirs de Provence (Velaux)

Var : Moulin à huile Gervasoni (Aups), Domaine de Taurenne (Aups), Le Moulin de Callas (Callas), La Carçoise (Carcès), Coopérative Oléicole (Correns),  Le Moulin de Pascaline (Cotignac), Le Moulin de St-Joseph (Cotignac), Coopérative Oléïcole (Cotignac),  Moulin des 5 ponts (Cuers),  Cooperative oleïcole la Solidarité (Entrecasteaux), Moulin du Flayosquet (Flayosc), Moulin de la Combette (Flayosc), Domaine de Garbelle (Garéoult), Le Moulin de St Côme  (La Crau), Moulin à huile du Partegal (La Farlède), Sarl Moulin à huile Guiol (La Farlède), Moulin du Haut Jasson (La Londe les Maures), Domaine de Souviou (Le Beausset), Coopérative oléicole Moulin du Grimaudet (Le Luc), Moulin de l’Esquirol (Le Pradet), Moulin à Huile Communal (Mazaugues), Société Coopérative (Ollioules), Moulin de la Loube (Puget-Ville), Moulin à huile Le Clos St-Martin (Roquebrune-sur-Argens), Domaine de la Pierre Plantée (Sainte-Maxime), Coopérative oléicole La Cayanne (Salernes), Coopérative Oléïcole « La Salernoise » (Salernes),  Earl Vallon de l’Allamande (Sanary), Coopérative Oléïcole La Tavernaise (Tavernes), Moulin Communal (Tourtour),  Moulin Gervasoni (Tourtour), Coopérative Oléïcole  » La Varageoise » (Varages)

Alpes Maritimes : Syndicat Interprofessionnel de l’Olive de Nice (Nice), Moulin communal de Bonson (Bonson), Moulin à huile Moulin de Castagniers (Castagniers), Moulin de Castellar (Castellar), Coopérative Oléicole (Gilette), Huilerie Sainte-Anne (Grasse), Moulin communal (L’Escarène),  Moulin communal du Broc (Le Broc), Coopérative Oléicole (Levens), Moulin à huile Emile Tihy (Luceram

 

Mesdames, Messieurs,

 

Vous travaillez sur l’olive et l’olivier en différents secteurs : culture, production d’huile dans vos moulins privés ou coopératifs, vente d’huile et de produits à base d’olives, recherches sur la génétique, les origines de l’olivier, l’auto-fertilité, les maladies, etc. Tous, vous êtes amenés à nommer les variétés d’oliviers et leurs olives pour étiqueter vos produits, diffuser des conseils agricoles ou rédiger vos textes scientifiques. Et tous, vous commettez des erreurs, inexorablement, pour qualifier les variétés. Pourquoi ?

Parce que, Occitans d’origine, vous avez partiellement ou totalement perdu votre langue, la seule qui nomme les oliviers depuis des siècles de père en fils : l’occitan (ou langue d’oc) dans toutes ses variétés (languedocien, provençal, niçois).

Parce que, non Occitans d’origine mais amoureux des oliviers et devenus acteurs de l’oléiculture, vous n’avez, encore plus que les précédents, absolument pas conscience que les oliviers ne sont  nommés qu’en langue d’oc, forcément, ces arbres ne poussant pas en terres de langue d’oïl. Ce sont donc des noms occitans que vous utilisez, qui ont été adaptés en français (et non des noms français vernaculaires), et adaptés de façon parfois catastrophique. Or toute langue a sa grammaire.

Parce que, chercheurs, peut-être encore plus que les deux catégories précédentes, vous ne vous posez même pas la question des noms que vous utilisez, diffusés sans conscience, sans connaissance, sans connaître leur sens, leur étymologie, et leur grammaire (ce qui est anti-scientifique).

Comme lexicographe (donc rédactrice de dictionnaires), et encore plus comme ethnobotaniste (de terrain et dans les livres depuis 30 ans) particulièrement spécialisée sur le lexique de la vigne et de l’olivier (en dialectes provençal et languedocien), comme locutrice de cette langue en provençal, je constate donc avec grande tristesse et consternation les entorses faites au lexique concernant les oliviers et les olives dans vos publicités ou vos textes scientifiques. Cependant, les archives sont nombreuses, les dictionnaires et les textes tout autant, pour s’apercevoir des erreurs commises dans le lexique employé actuellement et qui auraient donc dû/pu être évitées aisément, par une consultation rapide du dictionnaire de F. Mistral.

Employer un mot suppose pourtant la curiosité élémentaire de se demander quelle est sa grammaire pour l’utiliser correctement. En français, vous ne pressez pas un oranger et vous ne greffez pas une orange, n’est-ce pas ? Vous ne pelez pas un bananier mais une banane ? Vous ne crachez pas un noyau de cerisier mais de cerise ? Vous ne dites pas « une olive amer » ni « un olivier vieille » ? Aucun pépiniériste n’écrit dans sa liste d’arbres fruitiers à la vente dans son catalogue « cerisier, prune, pommier, poire, figuier, jujube », mélangeant sans distinction noms d’arbres et noms de fruits : il ferait rire tout le monde avec cette liste. Pourquoi commettez-vous donc ces équivalents lorsque vous parlez des oliviers et des olives ?

Non, « aglandau » ne saurait qualifier une olive puisque c’est du masculin : cela ne qualifie que l’olivier, lequel fait des olives aglandales, en toute logique, et comme cela se dit et s’écrit depuis des siècles en occitan (aglandau/aglandala ou en graphie mistralienne aglandau/aglandalo). Non, « salonenque » ne saurait qualifier un olivier puisque c’est du féminin. L’olivier selonenc/selounen porte l’olive selonenca/selounenco, ce qui, transposé en français, donne « un sélonenc porte de sélonenques » ou plus radicalement adapté « un salonais porte des salonaises » puisqu’il s’agit de la ville de Salon (qui se dit Selon/Seloun en occitan et non Salon/Saloun). Non, « grossane » ne peut qualifier un olivier car c’est du féminin : c’est l’olivier grossan qui fait des grossanas (ou en graphie mistralienne groussan/groussano), ce qui en français se traduit par un olivier grossan (ou plus simplement le grossan) fait des olives grossanes (ou des grossanes). Non, les listes des « variétés d’oliviers » telles qu’on les trouve dans absolument tous les textes scientifiques (dont ceux publiés dans Le retour de l’olivier, Retour sur l’olivier, Études héraultaises, 2009, où j’alerte pourtant sur ce sujet, ou l’article plus récent Faut-il réorganiser les vergers ? publié dans les Annales de la SHHNH vol. 153, année 2013) et tous les dépliants distribués par les coopératives oléicoles ne sauraient comporter, pas plus que le catalogue du pépiniériste, des noms masculins et féminins indistinctement mélangés, ce qui donne une liste totalement surréaliste pour qualifier les oliviers : bouteillan (masculin), olivière (féminin), aglandau (masculin), picholine (féminin), grossane (féminin), cailletier (masculin), etc., etc., noms que l’on retrouvera dans « variétés d’olives » !

Non, avoir perdu sa langue ou l’ignorer n’autorise pas à soutenir « mordicus » qu’aglandau est bien le nom de l’olive, parce qu’on le dit soi-même ou qu’on l’a entendu dire ou lu sur Internet ou vu écrit dans un  article scientifique, en l’occurrence bien anti-scientifique sur ce point. Non, cette erreur ne peut être « une référence » : un amateur en astronomie ou en histoire, même s’il parle de ces deux matières par goût, ne peut être une référence. Il en est de même en linguistique. Ceux qui n’ont pas perdu la langue, les dictionnaires et les textes d’auteurs en langue d’oc, font tous la distinction élémentaire olivier au masculin/olive au féminin : c’est cela la référence parce que c’est le fonctionnement de la langue d’oc. Par exemple, on peut lire dans le dictionnaire de F. Mistral à l’entrée selounen, enco adj et n : « oulivo selounenco, variété d’olive, petite, allongée, (etc.) ; óulivié selounen, olivier qui porte l’olive selounenco. ». Et à l’entrée pigau, alo adj et n : « olivier qui porte l’olive pigalo ». Et à l’entrée aglandau, alo adj : « óulivié aglandau, variété d’olivier dont le fruit est en forme de gland ». On ne peut être plus clair. Même en l’absence des deux données dans un dictionnaire (car ils sont incomplets et que chaque entrée n’est pas forcément illustrée par un exemple au masculin plus un exemple au féminin), on déduit l’une de l’autre par simple bon sens et logique. On trouve pareillement des citations à profusion chez les auteurs de langue d’oc où tous les oliviers sont désignés au masculin et toutes les olives forcément au féminin : « Ah ! li bèlli vergello d’óulivo verdalo ! oh ! li bèu bouquet di couliasso ! E li boutihenco, li fachouiro, li reialo, li redounalo e li vermeialo, agachas-li, amiras coume n’en plòu… » (Baptiste Bonnet, 19/20ème), c’est-à-dire verdale, colliasse, bouteillenque, fachouire, royale, redounale, vermeillale, toutes au féminins puisque l’auteur parle d’olives et non d’oliviers.

Rappelons donc cette évidence puisqu’elle semble échapper à la profession : les variétés d’oliviers ne peuvent être nommées QUE par des noms masculins, les variétés d’olives QUE par des noms féminins, puisque l’olivier est du genre masculin et l’olive du genre féminin (en occitan comme en français). Ce qui donne sur quelques exemples limités les correspondances logiques :

Oliviers en occitan   adaptés en français Olives       adaptées en français

Pigau/Pigal Pigau/Pigal Pigala Pigale

Aglandau/Aglandal Aglandau/AglandalAglandala Aglandale

Verdau/Verdal Verdau/Verdal Verdala Verdale

Menudau/Menudal Ménudau/Ménudal Menudala Ménudale

Corniau/Cornial Corniau/Cornial Corniala     Courniale/Corniale

Grossan Grossan Grossana Grossane

Botelhan Bouteillan Botelhana Bouteillane

Botinhan Boutignan Botinhana Boutignane

Calhetier Cailletier Calheta Caillette

Selonenc Sélounenc/Salonais Selonenca Sélounenque/Salonaise

Negret Négret Negreta Négrette

Roget Rouget Rogeta Rougette

Berruguet Berruguet Berrugueta Berruguette

Provençalet Provençalet Provençaleta Provençalette

Negron Négron Negrona Négronne

Calhon Caillon/Cailloun Calhona Caillone/Cailloune

Marselhés Marseillais Marselhesa Marseillaise

Tripard Tripard Triparda Triparde

Picholin Picholin Picholina Pichouline/Picholine

Luquier ou Lucal Lucquier Luca Lucques

Ou en graphie mistralienne pour les olives : Pigalo, Aglandalo, Verdalo, Menudalo, Cournialo, Groussano, Boutignano, Cailleto, Selounenco, Negreto, Rougeto, Berrugueto, Prouvençaleto, Negrouno, etc. 

Tous les noms de la première colonne peuvent être adjectif ou nom : on dit aussi bien l’olivier aglandau que l’aglandau, l’olivier rouget que le rouget, etc. Tous les noms de la deuxième colonne pareillement : l’olive grossane ou la grossane, l’olive triparde ou la triparde.

L’adaptation française du O occitan (prononcé [ou]) est soit O, soit OU conservé à l’identique de l’occitan (comme pour Roquette/Rouquette, la salade). On peut donc avoir Cornial ou Cournial, Sélounenc ou Sélonenc, Pichoulin(e) ou Picholin(e), Groussan(e) ou Grossan(e), etc. C’est la seule hésitation possible mais qui en aucun cas ne porte tort à aucune des deux langues ni à l’olivier. Et les oléiculteurs occitanophones ont forgé naturellement la forme masculine Lucal ou Luquier (les deux sont valables) pour désigner l’arbre à partir de l’olive Luca/Luco.

Les quelques 140 noms de variétés (avec synonymes bien sûr) que j’ai relevées ont toutes leur couple logique nom masculin de l’olivier/nom féminin de l’olive pour les désigner. À ce jour, il n’y a que deux variétés où les textes (ou les locuteurs) ne m’ont pas permis de trouver les correspondances olive/olivier : l’olive tanche (de l’occitan tancha) où je n’ai pas le symétrique pour l’arbre (la seule façon correcte de le nommer est alors « l’olivier à tanche », et non pas « tanche » tout seul, puisque tanche est féminin, Mistral restitue l’expression tancho d’aubre, tanche d’arbre (?) pour l’olive) et l’olivière qui qualifie une olive, mais qui semble venir du catalan où l’olivier peut être aussi du genre féminin (y-a-t’il eu mauvaise interprétation/adaptation ? Donc un point obscur à éclaircir linguistiquement).

Non, toutes ces considérations ne sont pas des poils de mouche… de l’olivier bien sûr ! Vous n’accepteriez pas que l’on vous donne du Denise en place de Denis, que l’on vous vende un poirier en place d’une poire. Vous ne parlez pas de l’autofertilité de l’orange et des pépins de l’oranger. Pour l’olivier, c’est exactement pareil…  Les Occitans au courant de leur langue et de leur culture, les chercheurs en linguistique et ethnobotanique occitanes,  n’admettent pas de voir traitées par dessus la jambe l’une et l’autre, voire ridiculisées par des emplois erronés à répétition de leur lexique et de leur grammaire, a fortiori dans un domaine qui les concerne au plus près : la culture de l’olivier exclusivement méditerranéenne, exclusivement nommée depuis des siècles en langue d’oc. Félicitations donc aux oléiculteurs qui ne commettent point ces erreurs (quelle que soit la graphie de la langue d’oc qu’ils utilisent), voire même qui font leur site d’accueil bilingue français-langue d’oc. Mais ceux qui affichent des huiles monovariétales devraient remplacer sur leurs étiquettes aglandau par aglandale, boutignan par boutignane, car jusqu’à preuve du contraire, c’est le jus de l’olive qu’ils vendent pour le plaisir de nos papilles et non le jus de l’olivier. Quant aux chercheurs, je n’ai trouvé aucun texte exempt de ces erreurs : tous sont du type « catalogue du pépiniériste surréaliste» cité plus haut, noms masculins et féminins allègrement mélangés aussi bien pour qualifier les olives que les oliviers.

Merci donc à tous de bien vouloir prendre conscience des erreurs linguistiques diffusées, de l’aspect totalement anti-scientifique qui en résulte et du préjudice culturel causé à l’olivier, qui a le droit, comme tout végétal, d’être nommé correctement. Le respect élémentaire est dû à une langue millénaire, que vous la parliez ou pas car c’est elle qui dit l’olivier (et non le français), en dehors du respect élémentaire de la grammaire en général, quelle que soit la langue. Car en français « un olivier salonenque, une olive aglandau » sont tout simplement des « monstres grammaticaux », comme « un olivier vieille, une poire juteux ». Je ne parle bien sûr ici que des noms occitans : les mêmes erreurs linguistiques doivent être commises sur les variétés espagnoles, corses, italiennes, grecques, citées dans les textes scientifiques. Il y a en effet des noms visiblement féminins pour qualifier des oliviers, alors que l’arbre est masculin dans la langue en question. Et toutes ces erreurs sont bien sûr diffusées à nouveau par Wikipédia, ce qui n’est certes pas une preuve. Ainsi la liste des moulins oléicoles département par département, qui m’a servi à trouver vos adresses, est suivie d’une liste des olives où l’on peut lire : « La Grossanne ou Groussan … » ; « La Salonenque ou Plant de Salon, Salounen, Salonen, Saurine» (!) pour ne donner que deux exemples.  Il est assez alarmant qu’il ne vienne à l’idée de personne de se poser la question : « est-ce bien normal qu’un adjectif masculin (groussan, salounen) ou féminin (groussane, salonenque) puisse qualifier indifféremment une olive du genre féminin ? ».  Et que personne n’ait l’idée d’attribuer spontanément la forme masculine à l’arbre et la forme féminine à l’olive. On peut aussi lire sur le site des oléiculteurs varois : « Le Cayon, petite olive douce noire (comparable à la niçoise), la Varagenque (Salonenque) en cassée verte, la Belgentieroise, très douce… ». « LA Varagenque, LA Belgentieroise »… mais « LE Cayon » pour UNE olive ?!…  Ou encore sur le site de l’ACCOPA à « variétés d’olives »: « La Bouteillan, variété rustique, est surtout cultivée dans le Var ». Non, c’est le Bouteillan pour l’arbre et la Bouteillane pour l’olive … On touche du doigt les tragiques dégats collatéraux de la déculturation que provoque la perte d’une langue, laquelle génère chez les usagers une perte totale de sens (de simple bon sens) et de structure des mots utilisés. Or vous communiquez tous sur « l’authenticité de vos produits », « l’ancienneté de vos moulins », l’huile « produit culturel », voire vous restituez des poèmes en provençal sur l’olivier sur les sites des Chevaliers de l’olivier : n’est-ce pas totalement contradictoire avec le fait de ne pas/plus savoir nommer correctement olives et oliviers ?

À travers ce plaidoyer, vous aurez tous compris combien je suis passionnée d’olives et d’oliviers, et que les voir nommer à tort et à travers me peine énormément par tout ce que cela signifie en perte de culture des gens du pays. Si je pouvais vous avoir alertés pour que cela ne soit pas irrémédiable… J’encourage donc la diffusion de ce plaidoyer pour les noms authentiques respectueux de la langue d’oc et de sa grammaire à tous les oléiculteurs, coopératives, chercheurs sur l’olivier que je n’ai pas pu contacter, faute d’avoir trouvé leur adresse électronique, car il est grand temps d’arrêter le « massacre linguistique » de notre arbre. Il est déjà suffisamment malmené symboliquement en espaces publics avec sa désacralisation honteuse sur les carrefours, ou sa consommation comme simple élément de décor dans des pots violets ou roses posés n’importe où, dans les galeries marchandes ou les gares, et jetable à volonté (cf. mon ouvrage épuisé Des Arbres et des Hommes, Edisud, 1997), ou sa taille ridicule « en nuages, en tonsure, en porte-manteaux ». Vidé de sa symbolique, en passe d’être maintenant privé de ses noms millénaires manipulés n’importe comment « sans science ni conscience », … une prise de conscience collective s’impose justement et c’est la moindre des choses que l’on puisse tous faire en faveur de notre arbre sacré. 

Bien entendu, vous pouvez me contacter pour des conseils linguistiques.

Cordialement.

Josiane Ubaud

Copie diffusable à volonté

 

Courrier envoyé à :

* chercheurs

André Bervillé, Catherine Breton, Raymond Gimiglio

* oléiculteurs et institutions 

AFIDOL de Aix, Montpellier, Nyons, Paris

Chevaliers de l’olivier du Languedoc-Roussillon

Aude : Coopérative de Bizes-Minervois, Moulin à huile des Geyssières (Narbonne), Moulin à huile des Restanques (Roubia)

Hérault : Jean-Paul Creissac, Jean-Luc Dedieu, Afidol Hérault, Coopérative de Clermont-l’Hérault, Coopérative de Pignan, Lo Moulinet (Puisserguier), Moulin de la Garrigue (St-André-de-Sangonis)

Gard : Moulin de la Voie Domitienne (Beaucaire), Moulin Paradis (Martignargues), Moulin des Costières (St-Gilles), Moulin d’Uzès (Uzès), Moulin de Beaufort (Vestric et Candiac), Moulin de la Chartreuse (Villeneuve-lez-Avignon), Coopérative de Sommières (Villevieille)

Drôme : Afidol Nyons,  Chevaliers de l’olivier de Nyons

Vaucluse : Coopérative Oléicole La Balméenne (Beaumes de Venise), Moulin du Comtat (Caromb), Moulin Saint-Augustin (Le Coustellet), Moulin Dauphin (Cucuron), Moulin & Domaine Oliversion (Cucuron), Moulin à huile  » le Trésor des Oliviers » (Mazan), Moulin à huile Mathieu (Oppèdes)

Alpes de Haute Provence : Moulin Fortuné ARIZZI (Les Mées), Le Moulin de l’Olivette (Manosque) 

Bouches-du-Rhône : Annie et Pierre Tourrenc, Olives de Provence,  Afidol d’Aix, Chevaliers de l’olivier du pays d’Aix,  Moulin à huile Margier (Auriol), L’Oliveraie du Mas Mérici (Berre), Moulin de Coudoux (Coudoux), Domaine Camaïssette (Éguilles), Établissements Barle & fils (Éguilles), Moulin du Mas de Saint-Jean (Fontvieille), Coopérative oléicole (La Fare-les-Oliviers), Les Oléastelles (Lançon), Mas Sénéguier (Lançon), Château Calissanne (Lançon), Château Virant (Lançon), Le Moulin d’Hortense (Lançon), Perle de Provence  (Lançon),  Pigeonnier de la Goiranne (Lançon), Moulin Le Castelas (Les Baux), Domaine de Montau (Miramas), Moulin Saint-Michel (Mouriès), Moulin coopératif (Mouriès), Moulin du Mas de Vaudoret (Mouriès), Moulin des Costes (Pélissanne), Domaine Sacaron (Pourrières), Moulin La Cravenco (Raphèle), Moulin Gueury (Rousset), Mas des Bories  (Salon), Domaine de Suriane (St-Chamas), Lou Moulin dou Fustié Craven (St-Martin-de-Crau), Coopérative oléicole (Velaux), Terroirs de Provence (Velaux)

Var : Moulin à huile Gervasoni (Aups), Domaine de Taurenne (Aups), Le Moulin de Callas (Callas), La Carçoise (Carcès), Coopérative Oléicole (Correns),  Le Moulin de Pascaline (Cotignac), Le Moulin de St-Joseph (Cotignac), Coopérative Oléïcole (Cotignac),  Moulin des 5 ponts (Cuers),  Cooperative oleïcole la Solidarité (Entrecasteaux), Moulin du Flayosquet (Flayosc), Moulin de la Combette (Flayosc), Domaine de Garbelle (Garéoult), Le Moulin de St Côme  (La Crau), Moulin à huile du Partegal (La Farlède), Sarl Moulin à huile Guiol (La Farlède), Moulin du Haut Jasson (La Londe les Maures), Domaine de Souviou (Le Beausset), Coopérative oléicole Moulin du Grimaudet (Le Luc), Moulin de l’Esquirol (Le Pradet), Moulin à Huile Communal (Mazaugues), Société Coopérative (Ollioules), Moulin de la Loube (Puget-Ville), Moulin à huile Le Clos St-Martin (Roquebrune-sur-Argens), Domaine de la Pierre Plantée (Sainte-Maxime), Coopérative oléicole La Cayanne (Salernes), Coopérative Oléïcole « La Salernoise » (Salernes),  Earl Vallon de l’Allamande (Sanary), Coopérative Oléïcole La Tavernaise (Tavernes), Moulin Communal (Tourtour),  Moulin Gervasoni (Tourtour), Coopérative Oléïcole  » La Varageoise » (Varages)

Alpes Maritimes : Syndicat Interprofessionnel de l’Olive de Nice (Nice), Moulin communal de Bonson (Bonson), Moulin à huile Moulin de Castagniers (Castagniers), Moulin de Castellar (Castellar), Coopérative Oléicole (Gilette), Huilerie Sainte-Anne (Grasse), Moulin communal (L’Escarène),  Moulin communal du Broc (Le Broc), Coopérative Oléicole (Levens), Moulin à huile Emile Tihy (Luceram), Moulin Alziari (Nice), Moulin de la Brague (Oppio), Moulin à huile Roger Guido et fils (Peillon), Moulin Baussy (Spéracedes), Coopérative Oléicole (St-Césaire).  »

 

« L’UNION FERTILE » : ARRÊTONS DE BÉTONNER NOS TERRES AGRICOLES !

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PETITION A SIGNER :

http://filiere-paysanne.blogspot.fr/2014/05/lunion-fertile-arretons-de-betonner-nos.html

DES CHIFFRES ALARMANTS !

LA MESURE QUE NOUS PROPOSONS :

Nous demandons au Gouvernement et au Parlement de donner un rôle décisionnel aux Commissions Départementales de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF). Cela est indispensable pour lutter efficacement contre l’urbanisation dramatique des espaces agricoles. Cette mesure est déjà appliquée dans les DOM (Département d’Outre-Mer) depuis 2012. Elle est reconnue comme efficace par les services d’État, les élus locaux et la société civile de ces territoires. Il est donc possible, nécessaire et urgent de l’étendre à la métropole.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE :

Signer et diffusez la pétition en ligne pour préserver les sols cultivables en France : 

Cette pétition a été lancée par l’association Filière Paysanne, le 9 avril dernier, avec le soutien de nombreuses organisations et de multiples personnalités médiatiques (Yann Arthus-Bertrand, Nicolas Hulot, Marie-Monique Robin…), scientifiques (Jean-Pierre Berlan, Philippe Desbrosses, Marc Dufumier…), politiques (Jean-Luc Bennahmias, Emmanuelle Cosse, Corinne Lepage, Michèle Rivasi…).

La liste des signataires officiels est détaillée ci-dessous. Pour lesorganisations et les personnalités qui souhaitent en faire partie, n‘hésitez pas à nous le signaler :

mail : filiere.paysanne@gmail.com  /  téléphone : 06 17 47 88 78

LES ORGANISATIONS CITOYENNES, PROFESSIONNELLESET SCIENTIFIQUES QUI APPUIENT CETTE DÉMARCHE :
(par ordre chronologique des témoignages de soutien)

FILIERE PAYSANNE, AFES (Association Française d’Étude des Sols), FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique), BIO CONSOM’ACTEURS PACA, TERRE DE LIENS, ÉCOFORUM, AQUI SIEN BEN, RELOCALISONS !, FNE 06 (France Nature Environnement), AGIR POUR LA CRAU, ARLES CAMARGUE ENVIRONNEMENT ET NATURE, MODEF (Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux), MALTAE, InPACT(Initiatives Pour une Agriculture Citoyenne et Territoriale),FONDATION NICOLAS HULOT POUR LA NATURE ET L’HOMME, GÉNÉRATIONS FUTURES, SOLAGRO, RES (Réseau Environnement Santé), MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne), FNE PACA (France Nature Environnement), CDTF 83(Collectif de Défense des Terres Fertiles), FNE 84 (France Nature Environnement), LES SORGUES VERTES, COLIBRIS (Coopérer pour changer), LIEN EN PAYS D’OC, AGRIBIO 13, L’AGE DE FAIRE (Des outils pour réinventer le monde), LE PLAN ESSE(Ensemble pour une économie juste), EAU BIEN COMMUN PACA, AMAP LES JARDINS DE CERES, FEMMES SOLIDAIRES 13, MNLE (Mouvement National de Lutte pour l’Environnement),ALLIANCE PROVENCE, CENTRE CULTUREL de LUMINY, AGIR POUR ISTRES DU RANQUET A ENTRESSEN, EPURE (Espace Pour Une Réflexion Écologiste), AGTER (Association pour l’Amélioration de la Gouvernance de la Terre, de l’Eau et des Ressources Naturelles), CMR (Chrétiens dans le Monde Rural),UNCPIE (Union Nationale des Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement), ATTAC Marseille, la Fédération interdépartementale des MAISONS FAMILIALES ET RURALESVaucluse Alpes du Sud.

LES PERSONNALITÉS SCIENTIFIQUES ET MÉDIATIQUES :
(par ordre chronologique des témoignages de soutien)

  • Bernard ASTRUC, président de l’association BIO CONSOM’ACTEURS PACA, coordinateur national de la campagne « Consommateurs pas cobayes ! », administrateur du COLLECTIF DE DEFENSE DES TERRES FERTILES du Var.
  • Alain GAIGNEROT, directeur national du MODEF (Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux).
  • Marc DUFUMIER, agronome, enseignant-chercheur à la chaire d’AGROPARISTECH, auteur de nombreux ouvrages sur l’alimentation mondiale.
  • Yann ARTHUS-BERTRAND, photographe, reporter, documentariste et écologiste engagé.
  • Dominique ARROUAYS, INRA, président de l’AFES (Association Française pour l’Étude du Sol), expert du groupe inter-gouvernemental pour les sols de la FAO.
  • Philippe POINTEREAU, directeur du pôle agriculture de SOLAGRO.
  • François VEILLERETTE, porte-parole de GÉNÉRATIONS FUTURES.
  • André CICOLELLA, chimiste, toxicologue et chercheur français, spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux, président du  RES (Réseau Environnement Santé).
  • Nicolas HULOT, président de la FONDATION NICOLAS HULOT POUR LA NATURE ET L’HOMME.
  • Philippe DESBROSSES, agriculteur biologique, docteur en sciences de l’environnement et écrivain.
  • Béatrice et Jean-Paul JAUD, réalisateurs, producteurs et éditeurs des films « Nos enfants nous accuseront », « Severn » et « Tous cobayes ? ».
  • Dominique JOUHANNEAU, naturopathe, nutrithérapeute, phyto-Aromatologue, auteur de nombreux ouvrages dont «La médecine des plantes aromatiques, phyto-aromathérapie et huiles essentielles de l’océan Indie ».
  • Henri JOYEUX, professeur de cancérologie et chirurgien des hôpitaux.
  • Denis LAIRON, docteur en biologie, directeur émérite de recherche au CNRS.
  • Jean-Loup MOUYSSET, oncologue médical, fondateur-directeur du « CENTRE RESSOURCE » à Aix-en-Provence.
  • Yann OLIVAUX, biophysicien, spécialiste de l’eau, fondateur du Cri-Eau.
  • Didier PERREOL, pdg fondateur du Groupe EKIBIO, président fondateur de la FONDATION NATURE VIVANTE.
  • Christian VELOT, docteur en biologie, chercheur, maître de conférences en génétique moléculaire.
  • Clément WITTMANN, agronome, militant politique pour l’objection de croissance.
  • Philippe DERUDDER, consultant, conférencier, auteur de nombreux ouvrages sur l’économie alternative.
  • François MAUGIS, président d’ÉNERGIE ENVIRONNEMENT.
  • Jean MONTAGARD, grand chef de cuisine biologique et végétarienne, formateur, auteur.
  • Jean-Pierre BERLAN, agronome, économiste, ancien directeur de recherches à l’INRA.
  • François THIERY, éleveur bio, vice-président de l’Agence bio, ancien président de la FNAB 2001-2005.
  • Marie-Monique ROBIN, journaliste d’investigation, réalisatrice, et écrivaine.
  • Lylian LE GOFF, médecin environnementaliste, écrivain.
  • Alain DUEZ, directeur et fondateur de L’AGE DE FAIRE et du PLAN ESSE.
  • Valérie CUPILLARD, créatrice culinaire, consultante, auteur de nombreux livres de cuisine bio et végétarienne.
  • Jacques LOYAT, Ingénieur général honoraire du génie rural, des eaux et des forêts,  chercheur associé au CIRAD, membre de la commission agricole d’ATTAC.
  • Patrice DEVOS, ancien ingénieur général des ponts, des eaux et forêts.
  • Jean-Marie GILARDEAU, consultant en droit rural et ancien maître de conférences à l’Université de droit de Poitiers.
  • Yvon BEC, président de l’UNCPIE (union nationale des centres permanents d’initiatives pour l’environnement) et président du conseil d’orientation de l’ANDER (association nationale de développement des espaces ruraux).

LES ÉLUS PARLEMENTAIRES :
(par ordre chronologique des témoignages de soutien)

  • Brigitte ALLAIN, députée de Dordogne, membre de la commission des affaires économiques, EELV.
  • François-Michel LAMBERT, députée des Bouches-du-Rhône, vice-président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, président de l’Institut de l’économie circulaire, EELV.
  • Thierry BENOIT, député d’Ille-et-Vilaine, membre de la Commission des affaires économiques, Groupe UDI.
  • Joël LABBÉ, sénateur du Morbihan, vice-président de la Commission des affaires économiques, EELV.
  • Christophe CAVARD, député du Gard, membre de la commission des lois, EELV.
  • Joël GIRAUD, député des Hautes Alpes, secrétaire de la commission des Affaires Économiques, RRDP.
  • Jean-Pierre MAGGI, député des Bouches-du Rhône, membre de la commission de la défense nationale et des forces arméesmaire de la commune de VELAUX où a été créé le 3ème PAEN de France (Périmètre de protection d’un espace agricole et naturel périurbain), PS.
  • Paul MOLAC, député du Morbihan, membre de la commission des lois, Union Démocratique Bretonne.
  • Bernard REYNES, député des Bouches-du Rhône,  membre de la commission des Affaires Économiques, UMP.
  • Pierre MOREL-A-L’HUISSIER, député de Lozère, membre de la commission des lois, président de l’ANDER (association nationale de développement des espaces ruraux), UMP.
  • André CHASSAIGNE, député du Puy-de-Dôme, membre de la commission des affaires économiques, président du groupe parlementaire GDR (gauche démocrate et républicaine), PCF.
  • Vincent BURRONI, député des Bouches-du Rhône,membre de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, PS.
  • Jean-Louis ROUMEGAS, député de l’Hérault, membre de la commission des affaires sociales, EELV.
  • Yves DANIEL, député de Loire-Atlantique, membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, PS.
  • Isabelle ATTARD, députée du Calvados, membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Nouvelle Donne.
  • Bruno Nestor AZÉROT, député de Martinique, vice-président de la commission des affaires économiques, président fondateur du parti Mouvement Initiative Populaire.
  • Laurent BAUMEL, député de l’Indre-et-Loire, membre de la commission des finances, co-initiateur de la proposition de contrat de majorité signée par cent parlementaires en avril 2014, PS.
  • Jean-Pierre DECOOL, député du Nord, membre de la commission des lois, conseiller général du Nord, apparenté UMP.
  • Éric ALAUZET, député du Doubs, membre de la commission des finances, EELV.
  • Alfred MARIE-JEANNE, député de Martinique, membre de la commission des lois, président du parti Mouvement Indépendantiste Martiniquais.
  • Gabriel SERVILLE, député de Guyane, membre de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, membre de la délégation aux outre-mer et de la commission nationale d’évaluation des politiques de l’État outre-mer, Parti Socialiste Guyannais.
  • Marie-Georges BUFFET,  députée de Seine-Saint-Denis, vice-présidente de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, ministre de la Jeunesse et des Sports de 1997 à 2002, PCF.
  • Damien ABAD, député de l’Ain, membre de la commission des affaires économiques, conseiller régional de Rhône-Alpes, UMP.

LES PERSONNALITÉS POLITIQUES (hors Parlement National) :
(par ordre chronologique des témoignages de soutien)

  • André BARBAROUX, ancien conseiller du ministre de l’Agriculture Henri NALLET, PS, ancien directeur général du CNASEA et de la Fédération Nationale des SAFER.
  • Patrick MAGRO, vice-président de Marseille Provence Métropole (MPM), délégué à l’aménagement de l’espace et à l’agriculture péri-urbaine, PCF/ Front de Gauche.
  • Christophe MADROLLE, secrétaire national du MoDem et vice-président de Marseille Provence Métropole, délégué en charge de la gestion des fonds européens, MoDem.
  • Xavier COMPAIN, chargé de l’agriculture, la pêche et la forêt au conseil national du PCF/ FdG, coordinateur agriculture du Parti de la Gauche Européenne.
  • Guy BENARROCHE, secrétaire régional d’EELV PACA.
  • Michèle RIVASI, eurodéputée, membre des Commissions parlementaire industrie, recherche, énergie et environnement, santé publique et sécurité alimentaire, EELV.
  • Corinne MOREL-DARLEUX, secrétaire nationale à l’écosocialisme du Parti de Gauche et conseillère régionale de Rhône Alpes, FdG.
  • Laurence PACHE, conseillère régionale du Limousin, Parti de Gauche.
  • Les 19 Élus Régionaux PACA appartenant au groupe Europe Ecologie – Les Verts – Parti Occitan.
  • Laurent LEVARD, membre du Bureau National du Parti de Gauche, responsable de l’agriculture, co-animateur du Front de Gauche de l’agriculture.
  • Alexis DAVID, conseiller municipal à Viry-Châtillon (Essonne), Parti de Gauche.
  • Annabelle JAEGER, conseillère régionale déléguée à la biodiversité, présidente de l’Agence Régionale pour l’Environnement, membre du Comité des Régions Européen, EELV.
  • Gérard LERAS, conseiller spécial délégué à la politique foncière de la Région Rhône-Alpes, EELV.
  • Emmanuelle COSSE, secrétaire nationale d’Europe Écologie les Verts, EELV.
  • Julien BAYOU, porte-parole national d’Europe Écologie les Verts, EELV.
  • Jean-Luc BENAHMIAS, eurodéputé, membre de la Commission de l’emploi et des affaires sociales, vice-président du MoDem.
  • Pape DIOUF, tête de liste dans le 13/14, pour les Municipales 2014 à Marseille, Changer la Donne.
  • Kaouther BEN MOHAMED, tête de liste dans de le 2/3 pour les Municipales 2014 à Marseille, Changer la donne.
  • Corinne LEPAGE, ancienne ministre de l’Environnement, eurodéputée, membre de la commission Environnement, Santé publique, présidente de CAP21.
  • Olivier FLORENS, vice président du CG 84, délégué aux transports, EELV.
  • Sandrine BÉLIER, eurodéputée, membre des commissions environnement, santé publique et sécurité alimentaire, affaires constitutionnelles et Pétitions, EELV.
  • Yves MESNARD, Maire de Roquevaire, Vice-président de la Communauté d’Agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, Divers gauche.
  • Gaël TABARLY, conseiller municipal d’opposition à Montauban, Partit Occitan
LES FORMATIONS POLITIQUES :
(par ordre chronologique des témoignages de soutien)
  • Groupe EELV – Parti Occitan (Paca).
  • Parti de Gauche (National).
  • Europe Écologie – Les Verts (National).
  • Collectif citoyen « Changer la Donne » (Marseille).
  • Cap21 (National).
  • Nouvelle Donne (National).
  • Union Démocratique Bretonne (Régional).