» De l’Oural au Bosphore, le rêve européen doit vivre encore  » par Pascal Durand, Karima Delli,Yannick Jadot, Clarisse Heusquin, José Bové, Eva Joly, Michèle Rivasi, Sandrine Bélier, Nicole Kiil-Nielsen, Catherine Grèze, candidat-e-s EELV pour les européennes 2014 et Danielle Auroi, députée EELV

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 » N’ayons pas l’Europe timide « 

 » A l’approche des élections européennes du 25 mai prochain, l’escalade actuelle en Ukraine, de même que les récentes crises turque et russe, appellent à la nécessité d’un changement urgent et beaucoup plus ambitieux de la politique européenne de voisinage.

LES SIGNATAIRES
Pascal Durand, Karima Delli,Yannick Jadot, Clarisse Heusquin, José Bové, Eva Joly, Michèle Rivasi, Sandrine Bélier, Nicole Kiil-Nielsen, Catherine Grèze, candidat-e-s EELV pour les européennes 2014, et Danielle Auroi, députée EELV à l’Assemblée nationale.

Ecologistes et citoyens européens, nous sommes conscients de cette responsabilité historique et en appelons à un sursaut européen !

Affrontements violents et répression sanglante à Kiev, virage autoritaire et liberticide en Turquie, annexion éclair de la Crimée et nouveaux procès politiques à Moscou…

Depuis Bruxelles, Paris, Londres ou Berlin, la diplomatie européenne regarde trop souvent en simple spectatrice les crises se multiplier à ses frontières. Confrontée à la perte de confiance, au chômage de masse et aux dérives austéritaires impuissantes à enrayer la « finance casino », l’Europe en oublierait presque que l’Union des Européens constitue encore la garantie d’un miracle de paix et de démocratie bien fragile sur un continent qui pas plus tard qu’hier constituait le théâtre principal de deux guerres mondiales.

La « dépression » européenne actuelle nous ferait presque oublier ce miracle, en enfants parfois gâtés que nous sommes de la démocratie, tandis qu’à quelques kilomètres de nos frontières, l’UE représente encore pour des millions de personnes un espace de paix, de liberté et d’état de droit.

Les élections européennes approchent et l’on observe déjà depuis des mois les nationalistes de tout bord et leurs gros sabots imposer des thèmes dans la campagne : immigration, frontières, identité nationale…

Pour les tous les progressistes résolument pro-européens, ignorer ces thèmes serait abandonner en rase campagne la construction européenne aux mains des populistes les plus dangereux. Surtout que le révisionnisme des frontières est un poison qui peut contaminer l’Europe et le rêve de Poutine fait des émules comme Viktor Orban en Hongrie. Il ne s’agit pas d’être « euro-béats », il s’agit de sortir de la facilité pour porter un projet européen ambitieux susceptible de redonner de l’espérance au sein de nos frontières et bien au-delà. Cela commence par une réforme en profondeur de la politique européenne de voisinage.

A Kiev, à Istanbul, à Moscou ou à Minsk, des milliers de personnes attendent de nous un virage audacieux. Mais en face, à Kiev, à Istanbul, à Moscou ou à Minsk, d’autres, qu’ils soient au pouvoir ou soudainement dans l’opposition, parient sur l’échec de l’UE pour « récupérer leur dû » et imposer par la censure, la propagande, les armes ou des élections truquées leur volonté afin de museler les derniers insoumis et de faire échouer leurs espoirs de changement. Notre responsabilité est immense, car en dépend non seulement l’avenir de millions de personnes aux frontières de l’UE, mais également celui de tous les Européens.

Alors que faire ? En 1989, l’Europe occidentale a su tendre la main aux anciennes « démocraties populaires » qui se libéraient tour à tour du joug communiste. La chute du Mur de Berlin reste à ce jour célébrée comme une victoire historique de la démocratie.

En 2004, c’était au tour de l’Ukraine de changer pacifiquement de régime pour se tourner vers la démocratie et les valeurs européennes. Qu’avait alors répondu l’UE à cette soif d’ouverture du peuple ukrainien ? Raideur, mépris, lenteurs et bureaucratie… Aujourd’hui, face au nouveau soulèvement ukrainien menacé par les hommes en uniforme de Poutine, l’Europe doit agir très rapidement, efficacement et d’une seule voix.

La question n’est pas uniquement celle des sanctions à imposer à la Russie : des sanctions contre les proches de Poutine, ses financeurs et les fidèles de son régime (qui paradoxalement, préfèrent tous la Cote d’Azur à Sotchi pour leurs vacances et Oxford aux facs moscovites pour l’éducation de leurs enfants) sont importantes et nécessaires.

Mais les sanctions économiques contre le pays peuvent avoir l’effet l’inverse, risquant de renforcer le sentiment anti-occidental déjà fortement ancré au sein de la population russe et donc d’affermir le pouvoir de Vladimir Poutine. La question est également et surtout de savoir comment construire un avenir meilleur avec les Ukrainiens.

Premièrement, et de toute urgence, une aide financière est nécessaire à ce pays, mis à genou par l’incompétence et la corruption du régime de l’ex-président Viktor Ianoukovitch. Toutefois, nous mettons en garde contre toute volonté d’assortir cette aide de contraintes austéritaires qui ne feraient que renforcer la crise économique et la manque de confiance d’une partie de la population ukrainienne contre le nouveau pouvoir à Kiev.

Deuxièmement, il faut ouvrir les frontières de l’UE pour les citoyens ukrainiens. La volonté de mobilité, d’échanges et d’ouverture est grande dans les pays voisins de l’Union européenne. Si notre politique de voisinage se résume au renforcement de « l’Europe forteresse », elle ne fera que renforcer ceux qui refusent l’ouverture. Enfin, il ne faut pas sous-estimer les craintes de changements au sein d’une partie des populations, notamment des minorités, qui sont nombreuses aussi bien en Ukraine qu’en Turquie. L’Europe est basée sur les principes de respect des minorités et de leur volonté d’autonomie, de préservation de leur langue et de leur culture. Nous ne devons pas l’oublier dans notre dialogue avec les pays voisins.

Lorsque l’Europe tarde trop à prendre ses responsabilités, les tournants autoritaires et nationalistes deviennent quasi-automatiques dans les pays voisins. C’était le cas à Kiev avec la dérive sanglante du régime de Ianoukovitch, c’est le cas à Ankara avec la dérive liberticide d’Erdogan marquée par la censure progressive des médias et des réseaux sociaux.

Prenons-en enfin conscience, ces dérives sont également le fruit de la crainte et du mépris dont a souvent fait preuve l’UE à l’égard de ses voisins, raison pour laquelle une réforme en profondeur de la politique de voisinage est nécessaire. Il ne s’agit pas d’intégrer des dizaines de nouveaux pays dans l’UE sans critères précis mais au contraire de renforcer les critères d’adhésion, notamment dans les domaines du respect des droits et des libertés, de la liberté d’expression et des droits des minorités. Il faut également introduire davantage d’étapes dans le processus de rapprochement et d’ouverture. Par exemple, les partenariats et coopérations, aujourd’hui essentiellement économiques et commerciaux, doivent s’élargir à l’éducation, à la culture et à la mobilité.

L’Europe ne peut continuer à porter un message de liberté tout en érigeant sans cesse des murs toujours plus hauts le long de ces frontières.

Une réforme ambitieuse de notre politique de voisinage serait la meilleure réponse aux nationalistes de tout bord qui clament déjà la fin du projet européen. Cette audace pourrait également redonner aux citoyens un peu de foi et de confiance en la construction européenne et sa capacité d’agir.

Enfin, cela constituerait une réponse pertinente à celles et ceux qui, comme Vladimir Poutine, freinent le changement en jouant sur les faiblesses actuelles et l’effondrement programmé de l’Union européenne. Le sursaut de cette dernière signerait la fin de leur privilèges. Enfin, une politique extérieure crédible, c’est aussi une politique énergétique ambitieuse : 40 % d’efficacité énergétique en Europe d’ici 2030, c’est deux tiers d’importation énergétique russe en moins.

…  »

Les écologistes pour réformer une niche fiscale qui tue plus qu’elle n’emploie : le DIESEL

 » Aline Archimbaud, sénatrice écologiste, a déposé une proposition de loi pour réformer la niche à 7 milliards d’euros qui favorise le diesel. Cette proposition de loi sera examinée le 17 juin.

La réalité est crue, les véhicules diésel polluent et cette pollution a un coût humain considérable : jusqu’à 42 000 morts prématurées par an. Ces chiffres ne tiennent pas compte des cas d’asthme notamment chez les jeunes enfants, des conséquences cardiovasculaires quotidiennes et des broncho-pneumopathies chroniques obstructives.

Que mettre en regard de ce sujet de santé publique majeur ? Le gouvernement répond emplois. Oui le diesel, parce qu’il bénéficie d’un soutien majeur de l’Etat, emploie… mais seulement 10 000 personnes. Il emploie donc moins qu’il ne tue. Un simple bilan avantages/coûts devrait nous alerter sur l’urgence de supprimer les avantages fiscaux accordés en France au Diesel.

Cet avantage par ailleurs a d’autres effets nuisibles sur le plan économique : les entreprises françaises, certaines de leurs débouchés, ont construit des véhicules diesel sans se soucier d’innover. Aujourd’hui alors qu’elles pourraient être en pointe d’innovations technologiques permettant la réduction massives des gaz à effet de serre et des risques pour la santé, elles paraissent comme des géants aux pieds d’argile, exposées au risque de retournement de conjoncture du marché automobile. D’autres activités pourraient pourtant aujourd’hui être lucratives et pérennes: le recyclage, la revalorisation, le développement de véhicules partagés, de voitures support de nouveaux transports collectifs plus flexibles. Nous en avons besoin, comme nous avons besoin des 7 milliards d’euros que représente cette niche fiscale.

Quant aux ménages, c’est leur faire un faux cadeau que de subventionner le diesel: les véhicules coûtent plus cher à l’achat et il faut rouler beaucoup (donc dépenser beaucoup en carburant) pour amortir la différence de prix entre un véhicule diesel et un essence.

Pour Aline Archimbaud, il est inconcevable de dilapider des milliards dans une technologie mortelle. C’est pourquoi sa proposition de loi prévoit un renchérissement progressif des motorisations Diesel à l’achat, pour aboutir à une quasi extinction de la filière d’ici 10 ans. Cette mesure permet de ne pas pénaliser les possesseurs actuels de véhicules diesel et de d’acter le début d’une reconversion complète de la filière industrielle concernée. Le rendement de la taxe pourra être affecté à une prime à la reconversion à destination des ménages qui souhaiteraient passer d’un véhicule polluant à un véhicule propre, prime qui serait une chance pour l’industrie automobile d’intensifier sa reconversion

Pour toutes ces raisons, EELV souhaite que la proposition de loi déposée par le groupe écologiste au Sénat puisse être adoptée par une majorité de sénateurs qui marqueront ainsi leur volonté de changer de modèle de développement et leur détachement des lobbies nuisibles à tous. « 

Sandrine Rousseau, Julien Bayou, porte-parole nationaux d’EELV

 » Réhabilitons l’estuaire du Var  » dimanche 4 mai à 10h avec l’Asso Green

1402213_446414815492838_2147617801797595817_o« Pourquoi cette opération?

Le contexte:
L’estuaire du Var est une réserve ornithologique (Zone de Protection Spéciale des oiseaux) ainsi qu’une Zone Naturelle Protégée (Natura 2000) mais aucune surveillance effective n’est mise en place, Le manque de panneaux de réglementation et d’information est aussi un sérieux problème

Notre objectif: 
Mettre le focus sur le site avant la saison estivale pour avertir les citoyens et les élus du département de la grande fragilité de cette zone humide (la plus importante des Alpes-Maritimes !) et de la nécessité de tout mettre en place pour la préserver car elle est absolument nécessaire à la migration et à la nidification de nombreux oiseaux.

Le déroulé de la journée:
RDV à 9h30 au centre nautique de l’AGASC ou à partir de 10h sur la plage de l’embouchure du fleuve ‘derrière le bloc d’enrochement du club de voile Var/Mer)
Le matin: nous nettoierons le site des divers déchets présents et nous poserons des barrières et panneaux informatifs symboliques
A midi: un pic-nic participatif est prévu (l’apéritif et la boisson sera offerte à tous les participants)
L’après-midi: nous pourrons prendre le temps d’observer les oiseaux présents au moyen de longue-vues et jumelles ou alors bronzing et farniente au choix ! « 

Plaine du Var : Journée et Concert de soutien pour la famille Venturino, menacée d’expulsion, samedi 10 mai 2014

 » Le cri du Coeur !
Une journée et concert de soutien est organisée pour cette vieille famille de 85 ans native de la plaine du Var.
La métropole veut les faire partir pour construire la voie de 40 m, inclue dans le projet mégalomaniaque qui va ruiner les Niçois sur tous les plans, qui s’appelle Opération d’Intérêt National (OIN/Ecovallée) plaine du Var.Une plainte est en cours de dépôt pour des menaces téléphoniques de la part de services concernés: « si vous ne partez pas de chez vous avant fin Aout, vous verrez bien quand les bulldozers détruiront votre maison… »

Notre plaine du Var, réserve de Vie pour les Niçois, est en passe d’être bétonnée sous le silence des médias locaux. Ici, ce n’est pas 2000 hectares qui sont menacés (NDDL), c’est 10 000!!!

La maison de cette famille se situe sur le tracé d’une voie initialement non prévue à cet endroit, afin d’éviter les propriétés de certains « amis »du Maire.

Aujourd’hui, notre avocat a fait appel de la 1ere décision des juges Niçois, et a trouvé une faille juridique sur l’étude d’impact socio-économique du projet: Le Cabinet, employé par la mairie, démontre que non seulement le projet n’est absolument pas VIABLE financièrement pour les Niçois, mais qu’en plus, le cout du Tramway publicité n’est pas inclut dans cette étude, or, cela fait une différence de 400 MILLIONS d’ EUROS!!!!
Il démontre également de graves problèmes de sécurité, circulation, pollution et cout d’ entretien.

Outre cela, le danger nous guette tous:

Il y a pour la population de Nice 2 possibilités d’alimentation en eau potable: l’eau de la Vésubie (dont les installations sont vétustes) et l’eau de la nappe phréatique de la plaine du Var (qui alimente aujourd’hui environ 100 000 personnes sur les 2 rives:

Scénario possible:
la plaine du Var bétonnée, l’eau de la nappe phréatique sera polluée. Si le canal de la Vésubie vient à céder, que va t il advenir de nous?
Pas d’eau = pas de Vie

Tous les bénéfices de cette journée serviront à payer les avocats (la famille a très peu de revenus et l’aide juridictionnelle ne couvre pas tous les frais).

Les artistes scéniques et ornementaux se mobilisent (concours de graff sur la maison, artistes floraux..) et la première à avoir répondu à l’appel est Zine.

Le prix d’entrée sera de 10 € avec une boisson offerte.

une expo photo est en cours, et d’autres activités sont en cours de préparation, nous alimenterons au fur et a mesure des réponses des artistes.

Un lâcher de lanternes est prévu à la nuit tombée. (sous réserve)

La Famille a prêté, sous contrat, le terrain de 1000 m² à l’association « les Jardins Partagés de Terra Segurana « afin de cultiver à nouveau des légumes.

La rève-o-lution n’est pas toujours ce que l’on croit. « 

Rassemblement à l’appel appel du « Collectif pour une Paix juste et durable au Proche Orient » à Nice samedi 26 avril 2014 place Garibaldi à 17h

 » Contre la mascarade des pourparlers de paix

  • Pour la libération des prisonniers palestiniens

Contre le silence des médias face aux injustices frappant les Palestiniens en particulier le blocus de Gaza

  • Pour la campagne de Boycott,Désinvestissement,Sanctions : la France et l’Europe doivent agir

Seul-e-s les citoyennes et les citoyens peuvent faire bouger les lignes

Ne soyons pas complices par notre silence mais citoyennes et citoyens engagé-e-s
Participez au RENDEZ-VOUS MENSUEL POUR LA PALESTINE »

Engageons-nous pour la Palestine et participons nombreuses et nombreux aux prochains rendez-vous pour la Palestine !

  • « N’oublions pas que bientôt auront lieu les élections européennes.

France Palestine vous enverra les réponses des candidat-e-s concernant la Palestine et l’Europe 

  •  Ne nous abstenons pas !!!!!

EUROPÉENNES 2014 – L’UE, UN ACTEUR MAJEUR

CAMPAGNE D’INTERPELLATION DES CANDIDATS – mars 2014 / mai 2014

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Les élections européennes se dérouleront le 25 mai 2014. A cette occasion, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine propose à ses membres un argumentaire pour interpeller les candidats autour de 3 sujets :

  • La coopération UE-Israël et les colonies ;
  • Les destructions d’infrastructures financées par l’UE ;
  • La levée du blocus de la Bande de Gaza et la continuité territoriale entre la bande de Gaza et la Cisjordanie.

Les parlementaires européens peuvent jouer un rôle important au sein de l’Union européenne pour le respect du droit international par Israël et la mise en place d’un Etat palestinien dans les frontières d’avant 1967 afin d’aboutir à une paix juste et durable entre Israël et la Palestine. Nous invitons les membres à mobiliser leurs groupes locaux pour agir collectivement dans leurs circonscriptions.

  • Rendez vous à la fin du mois d’avril pour le rassemblement pour la Palestine place Garibaldi (Nice) ou 
  • le dimanche 18 mai pour la semaine du commerce équitable place du Palais de Justice à Nice « 

« Cancers, diabète, obésité : « La croissance des maladies liées à notre mode de vie met en péril notre système de santé » Dans Bastamag, avec André Cicolella Président du RES ( Réseau Environnemement Santé )

  • A lire en entier dans 

http://www.bastamag.net/Cancers-diabete-obesite-La

  • 400 milliards d’euros en 15 ans : c’est le surcoût entraîné par l’explosion des maladies chroniques, comme le cancer ou le diabète, pour la Sécurité sociale. Des maladies liées à la pollution de notre environnement et qui se transmettent entre générations. Pesticides, perturbateurs endocriniens, molécules chimiques en tout genre sont présents dans l’alimentation, les biens de consommation, l’eau potable, l’air… Un scandale invisible pour le toxicologue André Cicolella, président du Réseau environnement santé, qui décrypte, dans son dernier livre, les raisons de cette épidémie mondiale. Et appelle à un grand mouvement citoyen. Entretien.

Basta ! : Pourquoi le « scandale des maladies chroniques » est-il, selon vous, « invisible » ?

André Cicolella : [1] Diabète, cancers, obésité : les maladies chroniques touchent les personnes sur la longue durée. A la différence des maladies aiguës. Pour la grippe, par exemple, soit vous en guérissez, soit vous en mourrez. Alors que pour le diabète, vous n’en guérissez pas dans l’immédiat, vous n’en mourrez pas non plus dans l’immédiat. La grande majorité des maladies chroniques ne se transmettent pas, elles sont non-infectieuses. Mais leur nombre a explosé ces dernières années. En France, un homme sur deux sera touché dans sa vie par un cancer. C’est le cas pour une femme sur trois. Deux adultes sur trois seront touchés par une maladie cardio-vasculaire. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) qualifie la situation d’épidémique et de pandémique : elle touche désormais tous les pays du monde. Ce ne sont donc pas principalement des maladies de la vieillesse, comme l’affirment certains (lire aussi :L’obésité, une « maladie de civilisation » qui affecte les plus pauvres). La croissance de ces maladies met en péril l’état de santé des populations, mais aussi notre économie. Notre système de santé implose, non pas parce qu’il y a trop de médecins, mais parce qu’il y a trop de malades. Nous avons aujourd’hui suffisamment d’éléments pour comprendre ce qu’il se passe. Pourtant, on ne fait rien.

Le gouvernement a pourtant mis en place un nouveau plan cancer. Il ne servirait à rien ?

Ce plan a une visée thérapeutique : il souhaite améliorer les traitements des malades. Mais les gains sont trop modestes : seulement quelques semaines de survie ont été gagnées grâce à ces traitements. Le plan cancer dispose d’1,4 milliard d’euros pour développer des stratégies thérapeutiques, alors que la recherche environnement/santé représente seulement un peu plus de 10 millions d’euros annuels ! Ce n’est pas suffisant pour s’attaquer aux causes du cancer et répondre à plusieurs questions : pourquoi la France est-elle, d’après des données parues en décembre 2013, le troisième pays au monde dans la prévalence du cancer du sein ? Et le deuxième pour le cancer de la prostate ? Ces cancers sont hormonaux-dépendants, c’est-à-dire qu’ils sont provoqués par une modification du système hormonal. Or, la question des perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui perturbent le système hormonal, reste marginale dans le plan cancer. C’est un scandale. D’après Agnès Buzyn, présidente de l’Institut national du cancer, les causes environnementales du cancer sont surestimées !

Combien coûtent ces maladies à la Sécurité sociale ?

Ces maladies provoquent des affections de longue durée (ALD), auxquelles la Sécurité sociale doit répondre. J’ai effectué un calcul simple à partir des données de l’Assurance maladie. Entre 1994 et 2009, ces maladies ont entraîné un surcoût de 400 milliards d’euros ! Cela veut dire que les responsables politiques ont plutôt choisi d’emprunter auprès des marchés financiers plutôt que d’agir sur les causes. Il aurait été beaucoup moins coûteux d’arrêter l’épidémie de diabète ou d’obésité ! Notre système de santé solidaire risque donc de disparaître… Et c’est ce que beaucoup de personnes souhaitent : qu’on aille vers un système à l’américaine, où la santé permet de faire le maximum de profits ! C’est un des enjeux majeurs pour notre société, mais aussi pour les pays émergents. En Chine ou en Inde, une personne qui est atteinte de diabète tombe dans la pauvreté. C’est donc une question à débattre sur le plan politique.

Les parents transmettent-ils ces maladies à leurs enfants ?

Les scientifiques estiment que si une femme est exposée pendant la gestation, à des produits chimiques, du type perturbateurs endocriniens, les gamètes de l’enfant seront modifiées et le message transmis par ces gamètes le sera aussi, jusqu’à au moins trois générations. C’est ce qu’on appelle l’épigénétique. Des expériences menées sur les rats l’ont mis en évidence. Et le système hormonal des rats est semblable à celui des hommes.

Comment les perturbateurs endocriniens provoquent-ils ces maladies chroniques ?

Lorsque nos organismes se développent, dans les premières semaines de la gestation, l’activité de notre corps est sous un intense contrôle hormonal. C’est à ce moment là que les organes vont se créer. Ainsi, nos hormones thyroïdiennes vont entraîner le développement du cerveau. Et ce développement sera entravé si l’équilibre de ces hormones thyroïdiennes est bouleversé par des perturbateurs endocriniens. Ces derniers entraînent des troubles du comportement. Autre exemple : la formation du tissu mammaire se fait pendant les premières semaines de la gestation. Si l’embryon est exposé à des perturbateurs endocriniens à ce moment-là, les risques d’avoir un cancer du sein explosent. C’est ce qui s’est passé sur le distilbène [un médicament donné entre 1950 et 1977 pour éviter les fausses-couches] : les filles des mères qui ont pris du distilbène pendant leur grossesse ont 80% de risque en plus de développer un cancer du sein. Avant son interdiction dans les biberons en 2011, toute la population française a été exposée au bisphénol A pendant des années [Le Sénat a voté pour l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires (boîtes de conserve) à partir de janvier 2015, ndlr]. Quelles en seront les conséquences dans 40 ans ?

Les scientifiques ont montré que les perturbateurs endocriniens agissent à de très faibles doses. Les réglementations actuelles sont-elles adaptées ?

Nos réglementations sont basées sur des concepts des années 1960/1970. Chacun fait aujourd’hui semblant d’y croire, mais ces concepts sont désormais obsolètes. Qu’est-ce qu’une eau de qualité ? Selon ces normes, c’est une eau qui contient moins de 0,1 micro-gramme de pesticides par litre. On est donc largement en dessous, aujourd’hui. Or, quand on met des grenouilles dans une eau chargée en atrazine [un herbicide interdit en Europe depuis 2004, ndlr] à ce niveau, 25% de leurs petits ont des modifications de l’appareil reproducteur. Ce qui signifie que la reproduction des grenouilles est fortement perturbée. On ne trouve nulle part ces débats, actuellement, dans le champ politique, alors que se jouent les négociations autour de la directive européenne sur la qualité de l’eau. La question des perturbateurs endocriniens est pourtant la clé de compréhension non seulement de l’épidémie actuelle de maladies chroniques mais de la chute de la biodiversité. Aujourd’hui, on ne tient pas compte des données de la science : on préfère la politique de l’autruche. Or, c’est une véritable question de société, dont il faut débattre et que les citoyens doivent s’approprier.

Que manque-t-il actuellement pour que cet enjeu ne soit plus « invisible » ?

Un grand mouvement citoyen ! On l’a vu avec le bisphénol A. Les politiques de tout bords se sont emparés du sujet, qui dépasse les clivages partisans. On ne s’intéresse pas à la santé de nos enfants en fonction des opinions politiques des parents. Steeve Job (cofondateur et PDG d’Apple) est mort d’un cancer du pancréas, au bout de cinq ans de maladie, comme la grande majorité des personnes atteintes de ce cancer. Et l’argent qu’il a dû dépenser pour tenter de se soigner n’y a rien changé. Tout le monde est donc concerné. Le cancer du pancréas fait plus de 600 000 morts par an, dans le monde. En France, il fait plus de victimes que les accidents de la route. Et pourtant, on ne fait rien.

Quelles mesures peuvent-être prises pour lutter contre le développement de ces maladies chroniques ?

Il faut tout d’abord éliminer certains produits chimiques, perturbateurs endocriniens. On a réussi à le faire avec le bisphénol A. Pour cela, il faut que les autorités françaises reconnaissent que c’est un problème. Chaque individu peut agir, par exemple dans le choix des cosmétiques. Aujourd’hui, 71% des fonds de teint contiennent des perturbateurs endocriniens. On peut donc choisir dans les 29% restants… L’industrie chimique doit aussi produire des molécules qui assurent des propriétés similaires mais qui ne sont pas aussi toxiques.

Ensuite, ce sont nos modes de vie qu’il faut changer, combattre la sédentarité avec une autre conception de la ville qui ne soit pas celle de la ville américaine : je prends ma voiture pour aller au travail, puis l’ascenseur, et je mange le midi chez Mc Do ou un équivalent. Dans notre alimentation, il faut retrouver une consommation alimentaire saine, grâce au développement de l’agriculture biologique. Et diminuer nos consommations d’aspartame et de sucres, notamment dans les sodas. On pourrait faire des campagnes comme celle contre le tabac, en indiquant sur les produits que cela provoque du diabète. Mais contrairement au tabac, les autorités ne souhaitent pas faire peur à l’industrie agro-alimentaire…

Vous plaidez aussi pour un apprentissage à la santé dès l’école primaire…

Pour moi, être en bonne santé dépend de la qualité de la relation de l’être humain à son écosystème. Pour combattre ces maladies chroniques, il faut agir sur son environnement. Lutter contre ces maladies est l’affaire de tous. Chacun doit être formé à la protection de sa santé. Cela s’apprend, se construit ! A l’école primaire, je plaide pour que l’on apprenne à lire, écrire, compter

…  « 

Propos recueillis par Simon Gouin

Photo : DES Daughter

Toxique Planète, le scandale invisible des maladies chroniques, André Cicolella Seuil, collection Anthropocène.

Lire aussi : Comment les industriels utilisent la science comme un instrument de propagande

Pétition à signer : « Stop aux sacs en plastique ! »

Stop aux sacs en plastique !

Une tortue est en train d’avaler un bout de sac en plastique bleu
« Les animaux marins agonisent lentement de l’ingestion de déchets plastiques (photo: Ron Prendergast)Les sacs en plastique sont le symbole du gaspillage inhérent à nos sociétés de consommation : chaque Européen en utilise en moyenne 200 par an – soit près de 100 milliards au sein de l’UE ! Ne servant le plus souvent qu’une seule fois, leur temps moyen d’utilisation -20 minutes- est dérisoire comparé aux siècles nécessaires à leur décomposition.

Huit milliards de sacs plastiques ne sont pas jetés à la poubelle mais abandonnés dans la nature chaque année. Ils défigurent les paysages, polluent les eaux et forment d’immenses plaques de déchets sur les océans.

Les sacs en plastique constituent un danger mortel pour la faune aquatique car les oiseaux de mer, tortues, pinnipèdes (phoques, otaries, etc.), cachalots, etc., confondent les bouts de plastique avec leur propre nourriture. Au moins un million d’animaux marins succombent chaque année à l’ingestion de déchets plastiques.

La lumière du soleil et les vagues réduisent les plastiques en micro-fragments qui flottent sur l’eau. De plus en plus souvent ingurgités en lieu et place du plancton par les poissons, ceux-ci atteignent inévitablement nos assiettes.

L’UE souhaite transférer aux États membres la responsabilité politique sur la question des sacs en plastique. Ceux-ci pourront décider soit de les taxer, soit de fixer des objectifs de réduction, soit de les interdire. Avant que le projet de loi ne soit examiné par le Conseil des ministres, le Parlement européen se prononcera sur le sujet le 17 avril prochain.

Nous, consommateurs, pouvons aisément nous passer des sacs plastiques en utilisant des sacs plus solides fabriqués avec d’autres matériaux. Le vote d’une loi d’interdiction des sacs en plastique est donc souhaitable.

Exhortons les décideurs politiques européens à voter pour un futur sans sacs plastiques ! « 

Début de l’action: 10 avr. 2014

l’association Filière Paysanne lance un appel d’ampleur nationale pour la préservation des terres fertiles menacées par l’artificialisation des sols

 » Dans le cadre de la loi d’avenir agricole, qui passera ces prochains jours devant le sénat, l’association Filière Paysanne lance un appel d’ampleur nationale pour la préservation des terres fertiles menacées par l’artificialisation des sols.

Cet appel est soutenu par de nombreuses associations, dont Aqui Sien Ben et France Nature Environnement Alpes Maritimes. Il invite le nouveau Premier Ministre et le Ministre de l’Agriculture à renforcer le rôle essentiel des Commissions Départementales de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF), en leur attribuant un avis décisionnel sur tout projet d’urbanisme ou d’aménagement qui aurait pour conséquence de réduire un espace à usage ou à vocation agricole.  »

Pour en savoir plus : communiqué en pièce jointe et pétition

https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/m-le-premier-ministre-et-m-le-ministre-de-l-agriculture-vote-de-la-loi-d-avenir-agricole-arr%C3%AAtons-de-b%C3%A9tonner-nos-terres-nourrici%C3%A8res

Nous vous invitons à prendre connaissance de cet appel, à le signer et à le faire circuler largement.

Le communiqué de presse en pièce jointe a été diffusé hier au niveau national. Il fait déjà l’objet de nombreuses retombées :

RETOMBÉES PRESSE DU 9/4/2014 :

AFP  – « Un appel pour préserver les terres agricoles de l’urbanisation »

http://www.afp.fr/fr/node/2271123

OUEST FRANCE (reprise article AFP) – « Terres agricoles : Appel pour une urbanisation maîtrisée »

http://www.ouest-france.fr/terres-agricoles-appel-pour-une-urbanisation-maitrisee-2122578

TERRE-NET (reprise article AFP) – « Un appel pour préserver les terres agricoles de l’urbanisation »

http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/un-appel-pour-preserver-les-terres-agricoles-de-l-urbanisation-205-99736.html

LA FRANCE AGRICOLE (reprise article AFP) – « Un appel pour préserver les terres agricoles de l’urbanisation »

http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/foncier-un-appel-pour-preserver-les-terres-agricoles-de-l-urbanisation-86812.html

REVENU AGRICOLE (reprise article AFP) – « Loi d’avenir : un appel pour préserver les terres agricoles de l’urbanisation »

http://www.revenuagricole.fr/focus-gestion/gestion-fiscalite-epargne/gestion-en-bref/12579-un-appel-pour-preserver-les-terres-agricoles-de-l-urbanisation

AGRAPRESSE (reprise article AFP) – « Un appel pour préserver les terres agricoles de l’urbanisation »

http://www.agrapresse.fr/appel-pour-sauvegarder-les-terres-agricoles-par-l-association-fili-re-paysanne-art374951-22.html

BRIGITTE ALLAIN  – “L’union fertile: acteurs de la société civile et du monde politique se rassemblent pour sauvegarder les terres agricoles en France”

http://brigitteallain.eelv.fr/appel-pour-la-preservation-des-terres-agricoles-lunion-fertile-acteurs-de-la-societe-civile-et-du-monde-politique-se-rassemblent-pour-sauvegarder-les-terres-agricole/

MAVILLE NICE (reprise article OUEST FRANCE) – « Terres agricoles : Appel pour une urbanisation maîtrisée »

http://www.nice.maville.com/actu/actudet_-terres-agricoles.-appel-pour-une-urbanisation-maitrisee_fil-2529144_actu.Htm

 

 

Pétition à signer : « Vote de la loi d’avenir agricole : arrêtons de bétonner nos terres nourricières ! »

Vote de la loi d'avenir agricole : arrêtons de bétonner nos terres nourricières !
  • Adressée à : M. le Premier Ministre et M. le Ministre de l’Agriculture

Vote de la loi d’avenir agricole  : arrêtons de bétonner nos terres nourricières !

    1. Pétition de

      Filière Paysanne

 » Arrêtons de bétonner nos terres nourricières !

Dans le cadre du vote en cours de la loi d’avenir agricole, nous demandons aux responsables gouvernementaux de prendre des mesures rapides et efficaces pour stopper l’artificialisation (1) de nos précieuses terres nourricières. L’urbanisation incontrôlée de notre territoire fait disparaître, en moyenne, 78 000 ha de surfaces agricoles par an. Ce phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il s’est accéléré au cours de ces dernières décennies. Il équivaut, aujourd’hui, à la surface moyenne d’un département entier tous les 7 ans, ou à un stade de football toutes les 5 minutes.

L’incroyable gaspillage de cette ressource naturelle a de graves conséquences pour notre pays, à la fois sur le plan économique, social et environnemental :

– affaiblissement de notre filière agricole et agro-alimentaire (premier employeur national), qui fragilise de nombreux territoires ruraux, en particulier les territoires périurbains,

– déficit de notre balance commerciale agricole (hors vins et spiritueux),

– imperméabilisation des sols aggravant les phénomènes d’inondations dans de nombreuses régions, avec des conséquences humaines et économiques de plus en plus lourdes,

– limitation des infiltrations indispensables pour l’épuration des eaux, le recyclage d’effluents divers, et la régénération de nos nappes phréatiques,

– perte de capacité de nos sols à stocker du carbone sous forme de matière organique,

– diminution de la biodiversité présente dans les zones agricoles,

– détérioration de notre cadre de vie, de nos paysages et de notre attractivité touristique,

– régression de notre agriculture de proximité, de la qualité et de la diversité de notre alimentation, et de notre identité gastronomique et culturelle, à la fois locale et nationale,

– rallongement de nos circuits d’approvisionnement, qui participe à l’augmentation du transport de marchandises sur longue distance, avec de multiples nuisances.

Au-delà de nos frontières, ce gaspillage français accroît la dépendance alimentaire de l’Europe vis à vis de l’extérieur (face à un marché agricole mondial de plus en plus spéculatif et à une concurrence toujours plus vive pour l’accaparement des terres).

Nous demandons donc au Premier Ministre et au Ministre de l’Agriculture de renforcer le pouvoir des Commissions Départementales de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF) (2), dans le cadre de la future loi d’avenir sur l’agriculture, l’alimentation et la forêt.

Pour cela, ces commissions doivent avoir un avis décisionnel sur tout projet d’urbanisme ou d’aménagement qui aurait pour conséquence de réduire un espace à usage ou à vocation agricole, qu’il y ait un document d’urbanisme approuvé ou non sur le territoire concerné.

Cette mesure permet :

– de respecter les engagements pris par le gouvernement lors de la Conférence Environnementale de septembre 2012,

– de suivre les recommandations de la Cour des Comptes, remises à Jean-Marc AYRAULT en août 2013 (3),

– de prendre en compte les amendements proposées par de nombreu(ses)x parlementaires, représentant l’ensemble de l’échiquier politique, dans le cadre de la future loi d’avenir agricole.

Une mesure similaire a été mise en place par le Québec grâce à la loi du Zonage Agricole de 1978. Avec 36 ans de recul, cette mesure a objectivement prouvé son efficacité en matière de préservation du foncier agricole, tout en répondant aux besoins de logement et de développement du territoire. La France doit agir à son tour dans ce sens.

Nous invitons donc nos concitoyennes et concitoyens à signer cet appel, et à le faire circuler aussi largement que possible, pour encourager le gouvernement à franchir ce pas décisif. Cette démarche collective est à la fois cruciale pour améliorer notre situation actuelle et pour préserver l’avenir de nos enfants.

Des éléments complémentaires (premiers signataires, crédit photo, informations plus détaillées…) sont disponibles sur le lien suivant :

http://filiere-paysanne.blogspot.fr/

1 Perte du caractère naturel ou agricole d’un espace par bétonnage, goudronnage, compactage ou transformation en pelouse à usage public ou privé.

2 Les futures CDPENAF, prévues par la loi d’avenir agricole, devraient remplacer les actuelles CDCEA (Commissions Départementales de Consommation des Espaces Agricoles).

3 Référé de la Cour des Comptes n° 66580. Lien d’accès   »