La commission du développement vient de voter en faveur du rapport pour Avis de l’eurodéputée Verte Catherine Grèze sur les « Incidences sur l’environnement des activités d’extraction de gaz et huile de schiste » et s’est donc clairement prononcé contre l’exploitation des gaz de schiste. Catherine Grèze, impliquant la société civile et tous les partis politiques, a axé son rapport autour de la question de la responsabilité de l’Union européenne envers les pays en développement et de la nécessité d’avoir un cadre juridique contraignant. C’est le premier texte émanant du Parlement européen qui vient contredire la logique « pro-gaz de schiste » du responsable du dossier, Monsieur Sonik, parlementaire conservateur polonais.%%% Pour Catherine GRÈZE, députée européenne du Groupe des Verts/ALE, Coordinatrice de la commission du développement :%%% « Le dossier « Gaz de schiste » dont nous parlons aujourd’hui n’est pas un dossier ordinaire. Il est question de destructions qui risquent d’être irréversibles pour l’ensemble de la planète. La mobilisation citoyenne anti-gaz de schiste partout en Europe a été inédite, mais les conséquences de cette nouvelle forme d’énergie dépassent nos frontières et sont encore plus préoccupantes pour les pays en développement.%%% Nous n’avons déjà que trop d’exemples désastreux des conséquences de l’exploitation du pétrole dans des pays en développement ou émergents. Des entreprises comme Repsol, Total, ou encore Pérenco ne sont pas étrangères aux conséquences terribles de leurs agissements sur les populations locales et leur environnement comme par exemple dans le Neuquen (Argentine) ou dans le Péten (Guatemala).%%% De nombreuses études démontrent que plusieurs risques graves (pollution de l’air, des eaux et des sols) pour l’environnement et la santé sont liés à l’extraction de gaz de schiste. La technique de fracturation nécessitant de l’eau en très grande quantité et le recours à des produits chimiques en masse, l’accès à l’eau serait totalement remis en cause dans des pays où son manque se fait déjà cruellement ressentir. De plus, les acquisitions de terres à des fins d’exploitation minière de pétrole et de gaz constituent un moteur essentiel d’accaparement des terres au niveau mondial et menacent sérieusement les communautés indigènes, les agriculteurs et les personnes les plus pauvres en ce qui concerne l’accès à l’eau, aux sols fertiles et à l’alimentation.%%% La législation européenne actuelle ne prévoit pas de garanties suffisantes et ne permettra pas d’éviter le pire. Il faut mettre en place une législation contraignante pour les entreprises européennes, c’est ce que je rappelle aujourd’hui à l’ensemble des responsables européens. L’Union européenne a la responsabilité d’influencer leur comportement en faveur de pratiques plus soutenables, c’est-à-dire en renforçant les normes et les règlements sur la gouvernance d’entreprise appliqués aux banques et aux fonds qui les financent. »
Le premier député écologiste de Provence Alpes Côte d’Azur depuis 15 ans et le premier dans les Bouches du Rhône ! Vidéo de François-Michel LAMBERT, député EELV
A lire sur ECOLO NICE EST : » Un premier député autonomiste de R&PS ( Région et Peuple Solidaires ) à l’Assemblée ! «
__[ECOLO NICE EST|http://www.ecoloniceest.com/|fr]__ ((/agora/images/Partit Occitan – copie.jpg)) ((/agora/images/RPS.jpg)) Communiqué de presse 19 de junh de 2012 » Pour la première fois, un député autonomiste de la métropole – Paul MOLAC, de l’Union Démocratique Bretonne, membre de la fédération Régions et Peuples Solidaires – fait son entrée au Parlement. Le Partit Occitan salue également la victoire de la majorité de Gauche aux élections législatives et la création d’un groupe parlementaire écologiste et autonomiste. Pour autant, nous tenons à souligner le caractère profondément antidémocratique du système électoral : L’absence de proportionnelle renforce une bipolarisation très éloignée des réalités de la société : l’Assemblée Nationale ne reflète pas la diversité de l’électorat;%%% Il manque encore 135 femmes pour atteindre une véritable parité;%%% Le haut niveau d’abstention exprime une saturation des électeurs alimentée par l’inversion du calendrier et une absence de débats sur leurs problèmes au quotidien (emploi, transport, logement, etc.). Le basculement de l’assemblée doit être suivi de la mise en oeuvre des engagements de campagne : Acte 3 de la décentralisation, introduction d’une dose de proportionnelle, ratification de la Charte Européenne des langues régionales. Le Partit Occitan, au travers de son élu R&PS, entend peser pour le projet d’une Occitanie solidaire, écologiste et ouverte à sa diversité. «
A lire sur ECOLO NICE EST : » Pour des jardins partagés à Nice … et le retour de productions agricoles urbaines ! Et un projet à Saint Roch que je soutiens «
((/agora/images/St Roch jardin partage fiche projet 2.jpg)) __[ECOLO NICE EST|http://www.ecoloniceest.com/|fr]__ Tout d’abord, ce projet déposé par Madame Jeannine COSTAMAGNA, par ailleurs Présidente du Comité de quartier de Saint Roch, n’a pas été retenu, hélas. Je défends depuis longtemps l’idée de créer des jardins partagés, ludiques, pédagogiques … et utiles. Et de façon générale, de conserver des parcelles non bétonnées en zone urbaine dans chaque quartier, de ne pas bétonner ou goudronner à outrance, mais aussi, pourquoi pas, de rétablir une production agricole dans ces zones naturelles. Munich, 1;3 millions d’habitants, l’a instauré et expérimenté avec succès depuis 1991 dans sa périphérie, et en bio s’il vous plait ! Ceci afin de préserver la qualité potable de son eau de boisson, et ainsi réaliser l’économie de tout traitement de potabilisation de l’eau. Alors pourquoi pas à Nice et dans des quartiers, comme à Saint Roch mais aussi ailleurs. Quartiers qui étaient il n’y a pas si longtemps producteurs de légumes et de fruit du terroir ? Cette exemple munichois pourrait servir d’exemple pour toute la basse Vallée du Var, ancienne zone nourricière de Nice … en voie de disparition programmée ! Alors ce projet courageux d’en installer dans le quartier Saint Roch à Nice, en pleine période de traque de la moindre motte de terre pour la détruire et la stériliser à jamais et faire des ronds points, routes et autres parkings ou logements privés, me convient parfaitement et je le soutiens. Rappelons aussi qu’il disparaît en France la surface d’un département tous les 7 ans au niveau des zones ciultivables. Le choix des grandes surfaces d’importer de Chine des fruits et légumes non exotiques et qui pourraient très bien pousser en France, depuis quelques temps, va tout à fait dans ce sens stupide et dangereux pour notre avenir. Et le drame qui se noue dans la plaine du Var et son projet d’OIN ( Opération d’intérêt national ) qui ne correspond même pas ) à l’intérêt général local, avec son cortège de coups partis, tromperies, opacités, mensonges, manque de concertation démocratique et effets d’annonce n’augure rien de bon pour l’avenir du terroir nissart ! Et je ne parle même pas de vision prospective à 30, 40 ou 50 ans qui m’est chère. Cela n’effleure même pas ceux qui monopolisent le pouvoir à Nice ( et dans le département ) depuis trop longtemps puisque leur unité de temps c’est le mois !! Ce ccourt thermisme stupîde et mortel pour notre région, BASTA !
Rassemblement devant le cimetière de Carros le dimanche 24 juin à 15h30 suite aux scandaleuses profanations de tombes musulmanes
((/images/Carré musulman 24 juin 2012.jpg))
Bravo à nos 18 députés écologistes et régionalistes EELV et RPS-UDB !
((/images/Députés EELV 2012.jpg))
Interview de Pascal Durand, Porte-parole d’Europe Ecologie Les Verts, dans « 20 Minutes » : » J’attends du groupe qu’il fasse bouger les lignes, y compris celles de la majorité présidentielle «
((/images/Durand.jpg))%%% Photo : S. SALOM-GOMIS / SIPA Pascal DURAND, seul candidat pour l’instant, pourrait remplacer Cécile Duflot à la tête de Europe Ecologie-Les Verts lors de notre prochain Conseil Fédéral de ce week end. En effet, nous choisirons le remplaçant de notre ex Secrétaire Nationale, devenue Ministre et provisoirement Députée, Cécile DUFLOT. __A lire en entier dans __[20 MINUTES|http://www.20minutes.fr/elections/955173-pascal-durand-eelv-j-attends-groupe-fasse-bouger-lignes-compris-celles-majorite-presidentielle|fr]__ INTERVIEW – Ancien responsable de la fondation Nicolas-Hulot, Pascal Durand est pressenti pour succéder à Cécile Duflot à la tête du parti Europe-Ecologie Les Verts… » __EELV va constituer pour la première fois un groupe à l’Assemblée nationale. Pourquoi est-ce si important pour vous ?__ Ce jour est historique pour les écologistes. Car ça fait des années que nous militons pour le rééquilibrage de la 5e République. 90% des projets de loi viennent du gouvernement. On veut que les débats de société reviennent à l’Assemblée nationale. Et nous allons enfin pouvoir le faire. Après le Parlement européen et le Sénat, l’écologie politique va pouvoir se développer à l’Assemblée nationale. Nous allons par exemple pouvoir participer à l’ordre du jour. __Mais le PS pourra trancher sans vous, puisqu’il détient la majorité absolue…__ J’aurais aimé que nous ayons un groupe charnière. Mais ça, c’est de la cuisine électorale. Je retiens une chose de ces très bons résultats: le rassemblement écologistes-PS, ça marche! Il y a une vraie dynamique autour de ce rassemblement. En revanche, je ne me réjouis pas que le FN ait réussi à rassembler plus de 50% des voix autour de deux candidats. __Vous serez sans doute le prochain secrétaire national du parti, après le départ de Cécile Duflot. Qu’attendez-vous de ce groupe?__ …
Discours de Jean-Marc AYRAULT après le 2ème tour des élections Législatives du 17 juin 2012 : « VOUS AVEZ CHOISI LA COHÉRENCE ! »
Résultat du 2ème tour des législatives du 17 juin 2012 : excellent départ pour une nouvelle majorité de la Gauche et des Ecologistes avec la naissance d’un groupe Ecologiste … comme au Sénat ! Maintenant au boulot
Les résultats EELV
» Une vingtaine de députés pour EELV ( Europe Ecologie – Les Verts ) semble-t-il au lieu de 4 dans l’Assemblée sortante, c’est une belle victoire. Nous sommes donc la deuxième force de la Majorité et avons largement un groupe à l’Assemblée Nationale, comme nous l’avons au Sénat. Et ainsi, une large majorité Socialiste et Écologiste s’installe à l’Assemblée Nationale, comme c’est déjà le cas au Sénat depuis quelques mois.
Je suis heureux aussi que le MoDem puisse rester à l’Assemblée Nationale. Même si je regrette l’éviction de François BAYROU. Et je déplore aussi la trahison dont a été victime Ségolène ROYAL battue par un homme élu avec une coalition trouble.
Et que Marine LE PEN soit battue, c’est aussi un tournant important, symbolique, et un nouveau départ pour la France. Concrètement, la Gauche et les Écologistes portent un nouvel espoir qu’ils ne doivent pas gâcher. »
A noter aussi une première que j’apprécie : l’élection d’un député régionaliste et autonomiste en Bretagne, Paul MOLAC candidat d’union (UDB/RPS-EELV-PS). En tant que Nissart cela me parle et m’inspire pour notre Comté.
Et bien sûr, toutes mes félicitations à l’ensemble de nos député-e-s !%%% Enfin, je regrette les 44% d’abstention qui ronge notre vie démocratique et entache notre vie politique. «
Dr André MINETTO,
Conseiller Fédéral EELV,
Conseiller Communal Consultatif de Nice
Dans les Alpes Maritimes :
André ASCHIERI obtient 42,66%
Nos 18 Député-e-s EELV à 23h10 qui forment le seul groupe paritaire ( 9 femmes, 9 hommes ), comme au Sénat :
1 Laurence ABEILLE
2 Brigitte ALLAIN
3 Isabelle ATTARD,
4 Danielle AUROI
5 Eric ALAUZET
6 Denis BAUPIN ( 65% )
7 Michèle BONNETON
8 Christophe CAVARD
9 Sergio CORONADO
10 Cécile DUFLOT ( 72% )
11 François Michel LAMBERT
12 Noël MAMÊRE ( sortant, élu au 1er tour avec 52% )
13 Véronique MASSONNEAU
14 Paul MOLAC
15 Barbara POMPILI
16 Jean Louis ROUMEGAS
17 François de RUGY ( sortant )
18 Eva SAS
Pascal DURAND (EELV) : «Etre au gouvernement ou au parlement ne doit rien changer à nos convictions»
__ » Aujourd’hui, les écologistes tentent de réaliser la même transition démocratique pour parvenir à sortir du modèle dominant productiviste fondé sur l’idéologie de la croissance, afin de porter un nouveau mode de développement écologique et social. »__ Pascal DURAND A lire en entier dans __[MEDIAPART| http://www.mediapart.fr/journal/france/130612/pascal-durand-eelv-etre-au-gouvernement-ou-au-parlement-ne-doit-rien-changer-n|fr]__ Pascal Durand (EELV) : «Etre au gouvernement ou au parlement ne doit rien changer à nos convictions» 15 juin 2012 | Par Stéphane Alliès – Mediapart.fr Ancien responsable de la Fondation Nicolas-Hulot, l’avocat Pascal Durand est le successeur pressenti de Cécile Duflot à la tête du parti écologiste (il est pour l’heure le seul candidat), dont il est l’actuel porte-parole. Fils de résistants communistes et ancien compagnon de route de l’extrême gauche dans sa jeunesse, un héritage qu’il assume volontiers, ce soutier de la refondation des Verts en Europe Ecologie en 2008 est depuis le trait d’union entre « proches de Dany » et « proches de Cécile » dans le mouvement écologiste. Quitte à être le seul des dirigeants à ne jamais avoir été candidat au moindre scrutin, souvent sacrifié sur l’autel des équilibres de courants. Pour Mediapart, il dresse le bilan électoral d’Europe Ecologie-Les Verts, et trace les perspectives d’un mouvement écolo jamais autant institutionnalisé. Après avoir recueilli 16 % et 12 % aux européennes de 2009 et aux régionales de 2010, Europe Ecologie-Les Verts vient de réaliser 2,3 % à la présidentielle et 5,4 % aux législatives. Quel bilan faites-vous de la séquence électorale qui s’achève ? Tout dépend du point de départ que l’on prend pour commenter la courbe. Les régionales et les européennes sont des scrutins très différents, notamment parce qu’ils se déroulent au scrutin proportionnel. L’élection présidentielle est plus difficile pour les écologistes. Mais on ne va pas se le cacher, l’écologie politique n’est pas actuellement dans une phase dynamique de conquête et cela peut aussi, pour partie, expliquer la percée de certains dissidents aux législatives. Nous sommes confrontés à un paradoxe : nous nous situons dans les hautes eaux pour ce qui est de nos responsabilités dans les institutions tant nationales que locales, de la pénétration de nos idées au sein de la société et des autres partis, mais dans des basses eaux en termes électoral et militant, ainsi que sur la prise en compte effective de notre projet global. Pour peser, l’écologie politique a besoin de l’appui et de la reconnaissance de la société civile, comme la gauche a historiquement besoin d’un mouvement social fort. Nous ne sommes pas assez vus comme étant porteurs d’un projet alternatif crédible, et cela laisse la place au vote utile, voire utilitaire. Mais je remarque que Jean-Luc Mélenchon, qui avait réussi à reconstruire à gauche une espérance pendant la campagne présidentielle, n’a pu conserver cette dynamique intacte aux législatives. Que reste-t-il de votre accord avec le PS ? Deux fois moins de députés que prévu, notamment du fait de dissidences socialistes, et peu sur le fond programmatique… S’agissant du nombre de députés, je propose qu’on attende le résultat du second tour avant de tirer des conclusions. Pour le reste, Il y a d’ores et déjà, à ce stade, la nomination de Cécile Duflot et Pascal Canfin dans des ministères importants, en charge de secteurs essentiels pour les écologistes comme l’aménagement des territoires et le logement, la ville et le développement. Il y a également des prises de position fortes de François Hollande et de Nicole Bricq sur la transition énergétique, une fiscalité écologique et les engagements de la France à Rio+20 sur un nouveau modèle de développement. Nous allons évidemment être attentifs à ce que cela donne au-delà des discours, mais il n’y a aucune raison de faire des procès d’intention, comme nous ne l’avions d’ailleurs pas fait à Nicolas Sarkozy dans les premiers temps du Grenelle de l’environnement. En dehors de la question programmatique, le but originel de l’accord avec le PS était d’installer une majorité du changement à l’Assemblée nationale, comme au Sénat. Nous défendons depuis toujours une nouvelle république fondée sur une logique parlementaire et non présidentialiste. Un groupe à l’Assemblée, cela permet d’avoir l’initiative des lois, de peser sur l’ordre du jour, d’avoir une prise de parole régulière dans l’hémicycle, de participer à des commissions. Ça n’est pas de la cuisine mais de la démocratie. Disposer d’un groupe autonome, qui ne soit pas noyé dans celui des socialistes, c’est être en capacité politique d’exprimer notre différence et de porter notre projet. C’est cela qui compte. Et au-delà du nombre d’élus, si ce groupe est en position charnière, comme nous le sommes déjà au Sénat ou dans de nombreuses régions, cela renforce notre capacité à être écoutés. Cela est important, car l’hégémonie d’un seul est rarement la marque d’une démocratie efficace. Justement, que vous inspirent toutes ces dissidences socialistes, qui ont éliminé beaucoup de vos candidats ? Le PS en tant que tel a joué le jeu. Ils ont exclu les dissidents, et on a fait des réunions communes très positives localement. J’y ai vu des militants socialistes sincères, contents que l’on fasse campagne ensemble. Mais il y a aussi eu des comportements de coqs de village inadmissibles. Je remarque en passant que sur treize candidates femmes écolos soutenues par le PS, il y a eu onze dissidences masculines… Ces attitudes de petits barons s’expliquent souvent par la défense d’un pré carré et le désir de préparer des échéances futures, telles que les municipales de 2014, sans tenir compte de l’intérêt général, ni du fait que la victoire de François Hollande est le fruit d’un rassemblement qui, nécessairement, va au-delà du seul PS et intègre, notamment, les écologistes. C’est parfois dramatique, comme à Cavaillon où une dissidence a éliminé Jacques Olivier, un candidat EELV qui a fait 20 % et qui, pour quelques centaines de voix, doit laisser la place à un duel FN-UMP (droite populaire). Il y a aussi eu des méthodes indignes de la démocratie, comme celles des partisans de Gérard Collomb, pourchassant de manière quasi hystérique, dans les rues de Lyon, des ministres de la République (Cécile Duflot et Benoît Hamon) venus soutenir Philippe Meirieu. Les comportements agressifs, quasi guerriers, laissent des traces. Comme disait Clemenceau : « On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus. » EELV n’est-il pas en passe de devenir le parti radical de gauche du XXIe siècle pour le PS ? Non plus partenaire privilégié, mais simple satellite… Le XXIe siècle n’est pas fini, gardons-nous des jugements définitifs ! Je peux comprendre que l’on se dise que le risque existe, mais le changement politique est affaire de temps, plus que de commentaires sur une seule élection. Le risque existerait sérieusement si nous en venions à faire l’aumône électoraliste sans même discuter du fond. Mais nous n’en sommes pas là, et je ne crois pas que l’intention de notre mouvement soit d’y parvenir. Nous avons fait le choix de négocier en toute transparence un accord programmatique de mandature, et si à la fin du quinquennat nous avons réussi à faire bouger les lignes, nous pourrons être jugés là-dessus… Tant que nous aurons un poids sur le fond et des propositions écologistes fortes, le risque d’une « PRGisation » ne sera pas au rendez-vous. Si vous souhaitez vraiment filer la métaphore avec le mouvement radical, nous aspirons plutôt à être son équivalent des débuts de la république plutôt que celui de l’après-guerre. Les radicaux ont instauré la démocratie et la république contre les monarchistes, les cléricaux réactionnaires et le Parti de l’ordre, et imposé démocratiquement le triptyque Liberté, Egalité, Fraternité, ainsi que la laïcité. Aujourd’hui, les écologistes tentent de réaliser la même transition démocratique pour parvenir à sortir du modèle dominant productiviste fondé sur l’idéologie de la croissance, afin de porter un nouveau mode de développement écologique et social. Les relations d’EELV avec le Front de gauche n’ont pas l’air des plus cordiales, et ce alors que vous pourriez vous retrouver à l’assemblée, sur certains votes… Il y a une nécessité de dialogue ! Nous souhaitons parler avec tout le monde, pas simplement rester entre écologistes. Mais l’idée ne peut pas être de se situer dans une logique Front de gauche et écologistes contre le Parti socialiste. Nous pensons que la majorité serait meilleure si elle était diverse et que l’on ne doit pas se mettre dans une logique d’opposition après dix ans d’attente d’un pouvoir de gauche. Bien sûr, il ne faut pas être naïf, mais il serait aussi malsain que dangereux de parier sur l’échec de cette nouvelle majorité en imaginant se refaire une santé électorale sur le dos du gouvernement, alors que l’on vient d’y entrer et que l’attente de la population est très forte. Lorsque l’on est en capacité d’agir sur les questions urgentes qui préoccupent nos concitoyens, notamment les plus défavorisés d’entre eux, refuser de le faire pour des intérêts purement partidaires ou de posture radicale n’est pas conforme à mon éthique de la responsabilité. Les communistes qui ont, par exemple, une véritable expertise sur la défense du service public des transports, mis à mal ces dernières années, auraient tort de dire “On verra plus tard”, plutôt que d’essayer de changer concrètement les choses, si la proposition leur en était faite. Les écologistes ont-ils choisi leur camp entre les deux gauches qui s’opposent ? Je ne sais pas si on peut dire ça. Nous avons fait le choix d’un partenariat constructif par souci d’efficacité dans l’action institutionnelle. Et on souhaiterait que le Front de gauche soit avec nous dans ce partenariat. Cela dit, il faut se méfier des étiquettes. Est-ce que le Chevènement du Ceres était vraiment plus à gauche que le Rocard du PSU ? Est-ce que Mitterrand c’était la première gauche, ou un effroyable conservateur ? Quand Jean-Luc Mélenchon se félicite de la vente d’avions Rafale en Inde, ça fait hurler dans son propre camp. Quand Martine Billard dit en meeting à Nantes son opposition à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, elle se fait siffler. Est-ce que le développement d’énergies renouvelables et d’une industrie nouvelle, c’est plus à gauche que la conservation du modèle énergétique actuel ?… C’est pour cela qu’il y a une nécessité de dialogue entre nous tous, pour savoir quel projet on veut construire. Souvent, on pèse plus en étant autour de la table qu’en dehors. Je comprends le souhait d’indépendance du Front de gauche, mais nous avons pour culture commune de nous confronter au réel pour le changer, pas de rester dans la pureté – et la facilité – du seul discours critique. Vous êtes pressenti pour succéder à Cécile Duflot à la tête d’EELV, si vous êtes élus par le conseil fédéral des 23 et 24 juin prochains. A quoi va donc bien servir un parti écolo ces deux prochaines années sans élection, et alors que les principaux dirigeants sont ministres et parlementaires ? Mais la politique, et l’utilité d’un engagement collectif, ne s’arrêtent pas aux portes d’un gouvernement ! Il y a suffisamment à faire, à penser et à changer pour que nous ne nous posions pas ainsi cette question. D’une part, et c’est une bonne nouvelle, cela nous amènera à renouveler les cadres si nos principaux dirigeants sont appelés à de nouvelles fonctions. Par ailleurs, et surtout, l’écologie politique n’a pas vocation à être un simple parti de gouvernement. Elle porte, en synergie avec la société civile, un autre modèle de civilisation. Elle a vocation à développer dans l’ensemble des territoires des solutions concrètes et innovantes pour répondre aux problèmes du présent sans hypothéquer le futur, en termes d’emplois, de santé, d’alimentation, de logement, de transport, d’environnement… Etre au gouvernement ou au parlement ne doit rien changer à nos convictions. Il va falloir profiter de ces mois sans élection pour mener une réflexion et ouvrir un grand débat public sur le nouveau cycle qui s’ouvre désormais pour l’écologie politique. Cela impliquera d’être imaginatif, de savoir tirer le bilan de ces trois dernières années, depuis la création d’Europe Ecologie. Il faudra sereinement se pencher sur les succès comme les échecs, réfléchir au devenir de la coopérative, qui n’a pas encore su trouver sa place. Cela pourrait passer concrètement par l’organisation de grandes conventions locales, puis nationales. Il ne s’agit pas de dire que l’on va faire le « Bad Godesberg des écologistes », mais de réfléchir et d’échanger, afin de prendre la mesure des temps nouveaux. Libérés pour un temps des contraintes électorales, tant internes qu’externes, nous pouvons porter un débat intellectuel dans notre mouvement, afin de nous fédérer autour de ce qui nous rassemble, le projet et les idées, pour en tirer ce qui sera le plus utile pour la société. «
Diesel cancérogène : un coup de tonnerre de l’OMS en France, pays le plus diésélisé du monde … et le plus nucléarisé ! Interview de de Denis BAUPIN, Maire adjoint de Paris, EELV ( Europe Ecologie Les Verts )
((/images/Stop-Diesel-Pollution-camion.jpg)) Suite et pas fin de cette saga mortelle et scandaleuse du diesel ! En France : scandale de l’amiante tout au long du XXème siècle qui a abouti au bout d’un siècle dans la honte, l’odeur de mort et de fric. Scandale du diesel qui explose enfin au XXIème siècle : attendrons-nous aussi un siècle après le début de l’intoxication massive, dans les années 80, pour dédomager et reconnaître les victimes ? Je ne le pense pas. Voici une déclaration capitale de Denis BAUPIN, Maire adjoint de Paris, EELV : « __On sait aussi aujourd’hui clairement que le développement du diesel en France résulte bien d’une volonté industrielle, elle-même liée à une autre mono-industrie française particulièrement dangereuse, celle du nucléaire.__ » Et son interview, à lire en entier dans __[LE NOUVEL OBS|http://leplus.nouvelobs.com/contribution/570235-diesel-cancerigene-l-opportunite-d-une-reconversion-industrielle.html|fr]__ __Diesel cancérogène : l’opportunité d’une reconversion industrielle__ » LE PLUS. La nocivité des particules fines émises par les moteurs diesel est désormais établie par l’OMS. Pour Denis Baupin, maire adjoint de Paris (EELV) chargé du Développement durable, de l’Environnement et du Plan climat, cet enjeu de santé publique est aussi l’occasion d’un recyclage de l’industrie automobile française. L’Organisation mondiale de la santé a confirmé mardi 12 juin que les particules fines émises par les moteurs diesel sont cancérigènes. Depuis des années déjà la dangerosité de ces particules était connue : l’OMS les avait classées jusque-là comme « probablement cancérigènes » et avait estimé le nombre des victimes à 42.000 rien qu’en France. De nombreuses études épidémiologiques avaient évalué la lourde surmortalité liée au diesel. La dernière en date, l’étude Aphekom, estimait la perte de durée de vie des habitants des grandes villes vivant dans un air toxique à six mois. __Parc automobile le plus diésélisé du monde__ Et pourtant, malgré les nombreux signaux d’alarme, les dirigeants de l’industrie automobile française ont refusé d’agir. Conséquence : la France a aujourd’hui le parc automobile le plus diésélisé du monde. %%% Comme les fabricants de tabac hier, ou ceux de l’amiante, comme les laboratoires Servier, __les dirigeants de l’industrie automobile française ont privilégié la rentabilité immédiate à la protection de la santé, alors que, dans le même temps, d’autres pays comme le Japon interdisaient purement et simplement ces véhicules.__ On le sait dorénavant, les nombreux artifices inventés par les constructeurs automobiles pour tenter de masquer le problème (filtre à particules, pot catalytique) se sont révélés des emplâtres sur des jambes de bois, voire comme des aggravateurs d’autres pollutions, tels que les oxydes d’azote. Ils se sont en tous cas révélés incapables d’enrayer la diffusion des particules les plus fines, les plus dangereuses. __On sait aussi aujourd’hui clairement que le développement du diesel en France résulte bien d’une volonté industrielle, elle-même liée à une autre mono-industrie française particulièrement dangereuse, celle du nucléaire.__ C’est parce que le général de Gaulle a lancé le parc nucléaire français que Peugeot notamment a été incité à produire massivement des véhicules destinés à écouler la surproduction de gazole. Conséquences de cette pensée unique : la France a ainsi aggravé les coûts d’importation d’énergies fossiles et donc le déficit de la balance des paiements, et, par ailleurs, en diésélisant le parc automobile à outrance, elle rend d’autant plus long et difficile le virage indispensable. __Politique industrielle d’avenir__ À politique industrielle dépassée doit donc répondre aujourd’hui une politique industrielle d’avenir, permettant à la fois d’assainir l’air que nous respirons, tout en préservant l’appareil économique et industriel et donc les emplois. … __Ne pas subventionner ce qui nous empoisonne__ … «
« L’Europe que nous voulons » par M. Daniel GAUDARD, Dr André MINETTO et M. Philippe RANVOISY, Membres du Bureau du Mouvement Européen Alpes Maritimes
((/images/190px-Flag_of_Europe.svg.png))%%% Le site du __[MEAM|http://www.meam.fr/|fr]__ (Mouvement Européen des Alpes Maritimes ) Ce texte rédigé en 2010, et que je viens de retrouver sur le site du Mouvement Européen des alpes Maritimes, est toujours d’actualité au regard des lenteurs et des hésitations de la construction d’une véritable Union Européenne. Première puissance économique, mais, hélas nain politique, cette Union pèse peu et subit beaucoup, beaucoup trop dans tous les domaines. Et voit encore les USA, ou pire la Russie, intervenir là où elle n’agit pas, pas assez ou à mauvais escient à cause de ses divisions chroniques et inguérissables. Comme par exemple, naguère en Bosnie – Herzégovine, au Kossovo ou en Géorgie, et encore actuellement dans le conflit israélo-palestinien, le conflit chypriote ou la défense de la démocratisation des pays du Sud, de l’Est ou dans des pays comme la Serbie, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan qui sont aussi Européens. L’Union Européenne, havre de pays, de démocratie, de respect et de prospérité depuis une cinquantaine d’année doit AUSSI devenir plus solidaire avec l’ensemble des peuples du monde, plus soucieuse d’écologie et doit respecter les règles démocratiques qu’elle s’est imposée au départ. La Commission européenne et le Conseil doivent aussi s’en souvenir. Il est en effet inadmissible de voir que les ministres de l’Intérieur ont décidé le jeudi 7 juin 2012 de modifier le mécanisme d’évaluation de Schengen en excluant le Parlement européen des discussions ! Ma position globale est résumée par une phrase que j’ai écrite en 2008 : __ » Nous voulons la Grande Europe des valeurs et pas que la petite Europe des valeurs boursières ! « __ Et pour raisons économiques nous acceptons aussi des manquements graves aux Droits humains … ou des dénis de démocratie dans le domaines financiers. __Présentation du Le Mouvement Européen-France (MEF)__ » Le Mouvement Européen-France (MEF) est une association qui regroupe, au delà de leur appartenance politique, les hommes, les femmes et les associations qui souhaitent s’engager en faveur de la construction européenne dans une perspective fédérale. Sa vocation est de « développer dans le peuple français la prise de conscience de l’Europe et de la communauté de destin des peuples qui la composent. Le MEF est la branche française du Mouvement Européen International. Cette organisation internationale est indépendante des gouvernements, des institutions communautaires et des partis politiques. Elle est présente non seulement au sein des 27 Etats membres de l’Union européenne (UE), mais aussi dans les autres pays européens. Le MEF cherche à faire progresser le débat pour des institutions communautaires plus efficaces et pour une Union européenne plus proche des citoyens. Il organise régulièrement à Paris et en région des colloques, des conférences, des séminaires … Il est un lieu permanent d’échange et de rencontre pour les militants européens. » Voici notre texte commun avec mes collègues du Mouvement Européen, : __« L’Europe que nous voulons »__
Continuer la lecture de « L’Europe que nous voulons » par M. Daniel GAUDARD, Dr André MINETTO et M. Philippe RANVOISY, Membres du Bureau du Mouvement Européen Alpes Maritimes
Majorité présidentielle : Le 17 Juin VOTONS pour le candidat de la Gauche et de l’Ecologie le mieux placé pour donner une majorité au changement à l’Assemblée Nationale !
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Réunion publique avec les candidats de la majorité présidentielle niçois jeudi 14 juin à 19 h à l’hotel Aston : les photos de la ville de Nice en marche vers la Majorité
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» Dimanche votons pour Patrick ALLEMAND, candidat de la Majorité et son suppléant Yann LIBRATI dans la 1ère circonscription de Nice ! » Dr André MINETTO, Conseiller Fédéral Europe Ecologie Les Verts, Délégué Nice Est
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